Compte rendu réunion Commission Développement Durable
Tenue le Lundi 23 mars à l’ancienne mairie de Cognin
Etaient présents : Michel Gachet (Cognin) Pascal Thevenot (Voglans), Paul-Etienne Davier (Aix-Les-Bains), Jean François Girard (Grignon), Armelle Leroy-Camplan (Aime), Philippe Romanet (La Motte-Servolex), Philippe Ravix (Aillon le Jeune), Raynald Vial (Aix-Les-Bains)
1-Contexte
Quatre commissions sont à mettre en place pour nourrir notre mouvement départemental : - commission Développement Durable
commission Développement Economique et Social
commission Développement Humain
commission Développement Démocratique
2-Les participants
Un tour de table est réalisé pour présentation des participants. Plusieurs participants sont impliqués au niveau professionnel sur les questions de DD (Développement Durable), un apiculteur, un médecin du travail en monde agricole, un ingénieur construction durable.
Il est reconnu le travail antérieur effectué en 2007-2008 sur le thème de l’écologie et du DD, et une invitation est faite à la participation élargie à cette commission de tous les adhérents intéressés.
3- Rôle et fontionnement
Le travail effectué doit permettre à notre mouvement de
s’encrer sur le local, aider à se positionner et prendre position
préparer nos positions régionales
préparer nos positions cantonales et départementales
faire de la prospective, c'est-à-dire situer la Savoie à 10 et 20 ans.
Pour résumer, contribuer au programme du Modem Savoie.
Ce travail, et surtout nos positions, doivent êtrre édités dans le site internet du Modem 73, et dans les journaux locaux après validation au bureau ou conseil départemental.
4- Thèmes
Aux thèmes majeurs, l’environnement, la recherche et les nouvelles technologies, l’énergie, l’aménagement du territoire, l’urbanismme, les transports, les participants ajoutent les centres d’intérêts suivants :
- OGM et produits phytosanitaires.
- La Taxe Carbone
- Evolution de l’agriculture et réforme de la PAC (Politique Agricole Commune)
- Démographie
- SCOT (Shéma de Cohérence et d’Organisation Territoriale), celui d’Albertville en cours, celui de Tarentaise à venir.
- Projet d’urbanisme et d’éco-quartier
Pour ce dernier point Michel Gachet (élu à Cognin), nous informe du très important projet de logement de l’agglomération Chambérienne prévue sur sa commune, avec une réunion d’information-concertation prévue le 1er avril.
Une réunion spécifique pourrait être réalisée au Modem sur ce projet.
- Déchets et recyclage
Sur les déchets, une rencontre avec Lionel Mithieux est fixée le vendredi 3 avril à 09h30 en mairie de Vimines pour échanges sur la politique du conseil général en la matière et celle de Chambéry Métropole.
5- Autorisation du Cruiser (Thème du jour sujet 1)
Philippe Romanet, apiculteur nous explique les conséquences négatives parce que meutrières de l’utilisation des produits pesticides (lutte contre les plantes indésirables) et insecticides (lutte contre les insectes indésirables) par les agriculteurs.
Il s’ensuit une discussion sur l’agriculture conventionnelle, l’agriculture bio, la difficulté de faire du bio dans un environnement (parcelles) qui ne l’est pas. La difficulté des agriculteurs conventionnels qui doivent évoluer dans les produits qu’ils utilisent, qui doivent évoluer dans leurs méthodes. Il est fait remarquer que les exploitations bio sont pour l’instant de petites structures, que le besoin de productivité se fera également sentir avec l’augmentation de leur taille (point contreversé). Les participants sont d’accord pour dire que le modèle économique général de l’agriculture tel qu’il existe doit évoluer pour respecter les impératifs environnementaux.
Jean François Girard souhaite que le Modem adopte une position de principe ferme, telle qu’une interdiction totale de ce genre de produits, en raison notamment de la situation dangereuse de l’état. Celui – ci n’est pas en mesure (et ne l’est plus si tenté qu’il l’a un jour été) de contrôler les produits et les process dangereux. Son administration est inefficace pour apporter les garanties qui sont dues aux citoyens en matière de conséquence sur la santé notamment. Le sinistre à la Dioxyne de Gilly sur Isère en est une illustration parfaite.
Les raisons en sont multiples : confusion des cadres dirigeants entre grandes entreprises et services de l’état, manque d’expertises indépendantes, lobying financiers et économiques, méconnaissance scientifique, etc… Les documents de travail diffusés avant la réunion sont édifiants au sujet des garanties énoncées par l’état qui paraissent comme autant de promesses illusoires.
Philippe Romanet rapporte le cas du traitement sous le contrôle de l’état contre la crysomèle du mais en savoie, où le protocle imposé par les fonctionnaires de l’état a été inadapté, plus dangereux qu’efficace.
Les arguments contre l’usage des pesticides et insecticides et pour leur arrêt sont :
- le danger contre la santé (et les agriculteurs en premier, cancer etc…)
- les conséquences négatives sur la biodiversité en général
- la mise en danger de toutes les cultures avec la disparition des insectes pollenisateurs ( l’abeille en premier)
- la financiarisation des cultures et des process agricoles ( nécessité d’entrants qui coutent chers et rendent dépendants les agriculteurs,et les pays pauvres)
En conclusion : les participants sont d’accords pour interdir à terme l’usage des pesticides et insecticides. Un modèle nouveau de production doit être développé pour l’agriculture et il faut aider les agriculteurs à faire cette transition avec aide financière, formation et assistance.
L’état doit maintenant investir dans la recherche et développement pour définir ces nouvelles régles, mettre au point de nouvelles méthodes de culture, de nouveaux modèles, former ses formateurs (ingénieurs agronomes).
Il est mentionné le rôle de levier pour cette transformation, de la demande, c'est-à-dire l’action des consommateurs et des citoyens. Les consommateurs ont plébiscité le bio alors même que l’état freinait cette demande.L’état devra favoriser l’ information détaillée des produits plutôt que la restreindre, par une évolution des étiquetages notamment. Les collectivités locales font levier également avec les cantines scolaires, et les maisons de retraite qui utilisent des produits bio.
6- Implantation du centre national de ski dehaut niveau (Thème du jour sujet 2)
Il est rappelé les 3 sites Chamonix, Albertville et Bourg St Maurice.
De la dicussion il ressort pour les participants :
Bourg St Maurice est le meilleur site compte tenu
du départ des militaires et du reclassement de leur zone
de l’emplacement plus propice au ski de haut niveau
proximité des stations dans les circuits coupe du monde (Val D’Isere)
de la liaison écologique (crémaillère) entre le centre, et les pistes de ski (Les Arcs)
Face aux couts d’un tel centre, et de la difficulté à financer un tel projet, il est mentionné deux pistes :
se rattacher aux filières sports études (et à l’implication de l’éducation nationale)
se partager avec une autre grande fédération pour des stages d’oxygénation ou de foncier.
Proposer une utilisation multi-sports (stages etc…)
7-Idées concrètes
Le Modem73 peut donner un éclairage particulier, mise en valeur, communication, autour des petites entreprises d’insertion qui travaillent en bio (Cognin, La motte Servolex, etc..).
Le Modem pourrait organiser une conférence avec le film d’Algore sur le réchauffement climatique suivi d’un débat public.
JF Girard