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François Bayrou était l'invité de la matinale de Nicolas Demorand sur France Inter, mardi 24 novembre.
Le Président du Mouvement Démocrate s'est notamment exprimé sur la situation des sans-papiers en France, appelant à la régularisation de ceux "qui travaillent, qui paient leur impôts, qui
paient les charges sociales", déplorant qu'ils soient "clandestins aux yeux du ministère de l'Intérieur mais parfaitement réguliers aux yeux des ministères des Finances et des Affaires
sociales".
"C'est impossible, c'est une raison de trouble très profond, ce sont des gens qui se cachent. Leurs employeurs savent très bien dans quelle situation ils sont et donc je pense qu'il faudra trouver un moyen de leur rendre ou de leur donner les papiers qu'ils devraient avoir", a précisé François Bayrou.
"Cela fait sept ans que Nicolas Sarkozy est aux responsabilités en France sur les problèmes de sécurité. Cela fait sept ans que les choses ne bougent pas aussi vite qu'il l'avait annoncé et même, on a l'impression que sur bien des domaines cela revient en arrière. Donc, qu'il arrête de faire des annonces, de faire de la communication sur ce sujet et qu'il fasse le travail", a-t-il affirmé.
François Bayrou a conclu sur "le délit de solidarité", visant les personnes qui aident des sans-papiers et dont la réalité est contestée par le gouvernement, est bien réel en France. "Oui je crois que cela existe et je pense que ce n'est pas le côté dont on voudrait être fier pour la France", a-t-il conclu.
Concernant la nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF, le Président du Mouvement Démocrate a estimé qu'il y avait "une atteinte à la logique d'EDF", lorsque Henro Proglio avait expliqué que celle-ci "accompagnera le développement de Veolia", ajoutant que "cela ne devrait pas être un but stratégique pour une entreprise publique française d'accompagner le développement d'une entreprise privée."
"On ne devrait pas être à la tête d'une entreprise publique en ayant à l'esprit l'intérêt d'une entreprise privée". 'Il devrait y avoir une séparation nette entre les deux. Cela n'y est pas et c'est une atteinte au principe et même à la logique d'une entreprise qui devrait être là pour servir les Français et développer l'électricité française", a-t-il conclu.
François Bayrou a aussi révélé le nom du candidat qu'il entend proposer pour conduire la liste aux prochaines élections régionales en Ile-de-France.
Alain Dolium, 42 ans, chef d'entreprise, adhérent depuis deux ans du Mouvement Démocrate, militant sans fonction élective dans le Val-de-Marne (94), "est un garçon d'origine antillaise. C'est quelqu'un qui a un parcours qui répond à la question de l'ascenseur social en panne (...) celle qui fait que quand vous êtes d'une certaine origine, d'un certain milieu social ou que vous n'avez pas les secrets de l'éducation, de la vie sociale, il y a toujours un moment où, quand vous essayez de monter, on vous rabaisse", a expliqué François Bayrou.
"Alors, c'est un garçon qui a déposé sa candidature parce qu'il était adhérent chez nous. J'ai beaucoup aimé qu'il fasse ce parcours, dans le monde de l'entreprise, des technologies nouvelles, lui qui venait des cités". "Il est préoccupé et j'allais dire obsédé par le fait d'offrir aux jeunes garçons et aux jeunes filles qui n'ont pas cette chance, le moyen aussi de prendre l'ascenseur social. Je trouve que c'est un très bel exemple de ce qu'on devrait faire dans la société française", a-t-il ajouté.
"Ce soir, je proposerai un certain nombre d'investitures et je crois que nous allons changer, par ces investitures, le climat des régionales", a-t-il précisé en ayant pour objectif "de combler le gouffre qui existe entre les citoyens et les pouvoirs".
Publié le 26/11/2009 à 07h54 dans François Bayrou