Parlement Européen

Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 09:58

 

Sylvie-Goulard.gif Sylvie Goulard, députée européenne du Mouvement Démocrate, a répondu aux questions du site Touteleurope.fr :

Touteleurope.fr : Quel souvenir gardez-vous du soir de votre élection au Parlement européen ?

Sylvie Goulard : Une grande modestie. Les résultats ayant été serrés, on apprend qu'on est élu sur le terrain et qu'il faut respecter les électeurs qui choisissent de nous envoyer ou non au Parlement européen.

Touteleurope.fr : Et quel souvenir gardez-vous de la 'rentrée des classes', de votre premier jour de prise de fonctions ?

S.G. : C'est toujours très émouvant dans la vie de commencer une nouvelle phase, et en plus ici il y a une certaine solennité. Il y avait eu un très joli concert devant les portes du Parlement, et une de mes filles était avec moi, donc c'était très émouvant. Après, il y a l'inconnu, les collègues à découvrir, son bureau à trouver, ne pas se perdre dans les couloirs...


C’est assez étrange pour moi, parce que comme ça fait 20 ans que je suis les questions européennes, il y avait à la fois une impression de grande familiarité avec le lieu et les personnes que j’ai retrouvées avec plaisir, et puis une autre perspective.

Je ne suis pas "allée en politique" : je continue à défendre l’idéal européen en lequel je crois. Je crois profondément que la vie politique a besoin de renouvellement, de personnes qui s’engagent à temps plein dans ce qu’elles font sans cumul de mandats, en essayant d’apporter une compétence antérieure et d’être immédiatement opérationnelles car il y a ici un jeu d’influences très important à la fois pour la France et pour les idées que l'on défend.

Je suis toujours choquée quand je vois des personnes qui sont recasées au Parlement européen. C’est très dommage, on a un énorme travail à fournir, une très belle mission à exercer. Ainsi, pour ma part, humblement, j’ai essayé de m’y préparer à l’avance.

Touteleurope.fr : Quelles fonctions occupiez-vous avant votre élection ? Continuez-vous à les exercer ?

S.G. : Sauf à être complètement schizophrène. Je présidait jusqu'à récemment le mouvement européen, la principale association pro-européenne en France, mais j'ai cédé ma place à un nouveau président car une fois de plus je ne souhaite pas faire du cumul des mandats, ou être dans la position du politicien qui essaye de récolter un maximum d’honneurs possibles mais qui fait en fait travailler les autres. Donc pour moi c’était du vrai engagement. C’est la même mission à partir d’un autre poste, et d’autres possibilités.

Touteleurope.fr : Quel est votre meilleur souvenir de cette première année de mandat ?

S.G. : Les belles victoires sont toujours les victoires collectives. Au mois de décembre dernier, avec les autres coordinateurs de la commission des Affaires économiques et monétaires nous avons immédiatement réagi par communiqué de presse à une décision du conseil Ecofin. Nous avons alors commencé à créer une relation de confiance avec eux.

On a peut-être des goûts pervers au Parlement, mais c’est un beau souvenir : collectivement, on a dit que le Parlement ne peut pas accepter la dilution d’un projet important. En deux mots, nous posions ouvertement la question de savoir si l'Europe voulait ou non sérieusement réaliser la supervision financière européenne, si le Parlement souhaitait être à la traîne du Conseil ou si il y avait vraiment des gens ici qui s’engageaient.

J’ai trouvé vraiment formidable la manière dont mes collègues Jean-Paul Gauzès (PPE), Udo Bullman (S&D) et Sven Giegold (Verts/ALE) ont immédiatement accepté l’idée. Le communiqué a été rédigé très vite, en confiance, en sentant que l’on cherchait vraiment la même chose. Depuis nous essayons de défendre face au Conseil une vision européenne de la riposte à la crise financière.

Touteleurope.fr : Et votre pire souvenir, ou votre plus grande déception ?

S.G. : Je ne parlerai pas de déception, mais de fatigue ! On voyage énormément, on est tout le temps avec sa valise à roulette, on est entre plusieurs villes, donc on a parfois des petits coups de fatigue, mais cela passe. On se repose et puis ça passe.

Touteleurope.fr : Arrivez-vous à faire le lien entre les citoyens, qui vous ont élue, et l'Europe ?

S.G. : C’est toujours difficile. Nous sommes en ce moment sur des sujets financiers qui peuvent paraître lointains. Mais paraître seulement : si nous avons une nouvelle crise financière il y aura énormément de gens qui vont perdre leur travail y compris dans les PME au fin fond des départements français.

Mon rôle n’est pas de faire de la démagogie mais d’essayer de les défendre là où il faut les défendre tout en les écoutant. Par exemple, pour vous donner une idée, j’ai fait une réunion des banquiers locaux en Bretagne au mois de janvier pour discuter avec eux de leur vision de la crise et de les écouter.

Je reçois beaucoup de groupes, nous avons beaucoup de jeunes qui viennent de la circonscription, j’ai un réseau de correspondants, un site internet…

On essaye, ce n’est pas facile, il faut se démultiplier, là aujourd’hui je suis à Strasbourg mais tout à l’heure je pars à Rome car c’est aussi dans les enceintes internationales qu’il faut défendre nos idées pour qu’elles progressent. Je vais participer à un débat avec M. Strauss-Kahn.

Il faut être à la fois à Bruxelles, à Strasbourg, dans d’autres capitales européennes et sur le terrain, donc on essaye de se démultiplier au maximum.

Touteleurope.fr : Quel bilan tirez-vous de cette première année sur le plan du travail accompli ?

S.G. : Le traité de Lisbonne a considérablement accru les pouvoirs du Parlement, maintenant il nous appartient de le faire vivre intelligemment.

II ne s’agit pas d’être dans une guerre des institutions, de défendre le Parlement parce qu’on y siège. Il s’agit, et ça aussi c’est un grand moment, comme on l’a fait au moment du vote sur Swift, de simplement défendre une croyance juste.

Le jour où le parlement a pris position contre le transfert de données, illicite au regard du droit européen, aux Américains, nous n’avons pas eu un geste d’hostilité envers les Etats-Unis, nous avons simplement dit au Conseil que ce que nous demandons est la coopération en matière de terrorisme avec les Etats-Unis mais en respectant les règles européennes.

Dans ces moments-là, le Parlement grandit. Il est là pour défendre les textes adoptés en Europe, pour se faire le porte-voix du citoyen. Je crois que les citoyens sont désireux de lutter contre le terrorisme mais ne veulent pas que nous en venions à bafouer les droits fondamentaux. Donc c’est un bel exemple d’une construction du pouvoir du Parlement, non pas pour se faire plaisir ou par vanité mais pour défendre des idées, ce en quoi nous croyons.

Touteleurope.fr : Avez-vous l'impression d'avoir changé depuis un an, depuis votre arrivée au Parlement ?

S.G. : On apprend constamment ici, c’est une école de discipline et de modestie. Les collègues apportent toujours des manières de voir auxquelles on n’avait pas pensé. N’oubliez pas la diversité culturelle de ce Parlement.

Cela m’a frappée. J'ai quitté la commission européenne en 2004 : nous étions alors 15, nous sommes maintenant 27. L’Europe est diverse, elle est parfois hétérogène mais elle est aussi riche de ce brassage. J’apprends tous les jours avec mes collègues. Ils n’ont pas la même manière de travailler, de voir les sujets, mais malgré tout nous devons y arriver ensemble.

Là où j’espère avoir changé, c’est qu’il faut prendre la mesure de sa mission, c’est une très lourde responsabilité d’être élue par la population. Ca n’est pas du tout la même chose d’écrire des livres, ou de donner un cours où on s’exprime en son nom propre. Il faut avoir le respect des électeurs qu’on représente.

D’un autre côté, il ne faut surtout pas changer, il ne faut pas avoir la grosse tête. Dans ce Parlement, il n’y a pas de dorure, de protocole, de tralala, il y a vraiment la reconnaissance du travail effectué.

Mon expérience me dit que dans un milieu international, la crédibilité est encore plus dure à acquérir. Vous avez vraiment besoin de "faire votre trou", de vous faire connaitre pour ce que vous êtes. Les étiquette, les origines, les études que vous avez faites, tout le monde s’en fiche ; tout est remis au même niveau.

C’est ce qui est très intéressant dans la démarche européenne c’est qu’on est plus responsables de ce qu’on fait.

Touteleurope.fr : Si c’était à refaire, vous vous représenteriez aux élections européennes ?

S.G. : Je ne le regrette pas, et je ne regrette pas non plus mon choix d’être allée à la commission économique et monétaire. La crise de l’euro a montré que c’est là que se joue l’avenir de l’Union européenne.

Je ne suis qu’un très modeste élément dans un jeu complet (le Parlement n’est même pas impliqué dans la gestion de crises) mais je crois que le choix d’essayer d’apporter tout ce que l’on peut au Parlement sur ces sujets-là, de faire entendre une voix française avec des connexions en Allemagne et en Italie, je crois que c’est très important parce que l’avenir de l’euro se joue en ce moment, et avec lui l’avenir de l’Union européenne.

 

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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 10:32

La crise interpelle notre modèle économique et social et doit être l'occasion pour l'Union européenne de passer à un nouveau modèle de développement plus sobre, plus durable et plus juste. Pour les Démocrates, ce nouveau modèle doit être fondé sur la solidarité entre les générations : solidarité écologique, renonciation aux dettes improductives mais investissements dans d'autres formes de production et de consommation et usage pondéré des ressources collectives.

Ce modèle doit être celui de l'Europe au  XXIème  siècle.  C'est  à  la  Commission  européenne  de  prendre  l'initiative,  et  en  particulier  à  son  Président.  Voici  les  exigences  sur  lesquelles  doit  s'engager  le  candidat  désigné  par  le  Conseil  pour  emporter  le  soutien  des  Démocrates. 

 

Marielle de Sarnez, présidente de la délégation Mouvement Démocrate au Parlement européen
Jean-Luc Bennahmias, Sylvie Goulard, Nathalie Griesbeck, Corinne Lepage, Robert Rochefort

Retrouvez les 16 priorités démocrates en cliquant ici.
Retrouvez le Mémorandum du groupe "Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe" en cliquant ici.
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 10:08

Suite à la première réunion au Parlement européen, retrouvez les premières impressions des parlementaires constituant la délégation du Mouvement Démocrate à Strasbourg !

Marielle de Sarnez

Première réunion du nouveau Parlement européen issu des élections du 7 juin dernier. Renouvellement et féminisation caractérisent cette nouvelle Assemblée : près de la moitié des députés européens sont de nouveaux élus, et les femmes représentent désormais plus d'un tiers de l'Assemblée. Le choix du Président du Parlement, premier élu polonais à occuper cette fonction, fait planer le souvenir de notre ami Bronislaw Geremeck, disparu tragiquement il y a juste un an.
Les différentes postes à responsabilités attribués, le Parlement commence à travailler. La rentrée s'annonce dense pour les députés : c’est le début de la Présidence suédoise, avec un programme chargé pour répondre à la crise économique et sociale et pour faire valoir des objectifs ambitieux en matière climatique en vue du Sommet de Copenhague.
L'explosion de violences à travers le monde, en Chine, en Iran, au Honduras incite le Parlement européen à condamner fortement ces brutalités et à réaffirmer la nécessité du dialogue entre les peuples et en leur sein.
Nos exigences démocrates ont par ailleurs inspiré le mémorandum du groupe de l'Alliance des Démocrates et Libéraux transmis au futur candidat à la présidence de la Commission européenne. Nous attendons la fin de l'été pour recevoir le programme de la prochaine Commission. Les députés pourront alors juger de la valeur de l'exécutif européen qui aura la lourde charge de faire sortir l'Union européenne de la crise et de répondre aux grands enjeux de demain.

 

Jean-Luc Bennahmias

Le premier sentiment que je souhaite exprimer est mon soulagement sur le report du vote destiné à élire le président de la Commission européenne. L'ADLE et notre président Guy Verhofstadt ont joué un rôle primordial et il nous revient de saluer avec enthousiasme la compétence de ce dernier.
Face à la crise financière, économique et sociale, face à l'abstention lors des dernières élections européennes, il était urgent d'attendre et de peser avec attention le portrait, les compétences et le projet du prochain chef de la Commission européenne. Il en va de l'équilibre institutionnel européen.
En ce qui me concerne, réélu le 7 juin dernier au Parlement européen, c'est avec passion que j'ai retrouvé la commission Emploi et Affaires sociales.
Il s'agit de faire avancer l'harmonisation des conditions sociales par le haut en Europe. Je considère prioritaires l'adoption d'une directive horizontale sur les services d'intérêt général ainsi que l'élaboration d'une nouvelle révision de la directive temps de travail.
Dans ce cadre, l'élection de Madame Marian Harkin, membre du Parti Démocrate Européen, en tant que coordinatrice de notre groupe ADLE, me renforce dans l'idée que nous allons pouvoir initier de nouvelles impulsions. À l'heure où la crise sociale frappe de nombreux citoyens européens, il est primordial de lui apporter notre confiance et tout notre soutien pour l'ensemble des échéances à venir.
En tant que suppléant de la commission développement régional, je souhaite travailler pour que les politiques régionales restent le pilier central de la solidarité européenne et contribuent au succès de la réunification de l'Europe. Par ailleurs, de nombreuses régions doivent être accompagnées sur le chemin de la compétitivité, de l'innovation et de la recherche: Ces deux engagements sont complémentaires et visent à défendre l'idée d'une plus forte cohésion sociale au sein de l'Union européenne.
Dans la continuité de mes engagements politiques, j'ai profité de cette première session à Strasbourg pour engager notre réflexion sur le changement climatique. La Suède, qui vient de prendre les rênes du Conseil européen, semble disposer de nombreux atouts et de fortes convictions à ce sujet: C'est encourageant.
Il s'agit maintenant d'élaborer l'après-Kyoto. Cela passe par l'obtention d'un accord chiffré et ambitieux. Le tout avec des étapes intermédiaires sérieuses lors du sommet de Copenhague en décembre prochain: Il s'agira d'être particulièrement vigilant.

 

Sylvie Goulard

La première séance plénière du Parlement européen, à Strasbourg, vient de se terminer. Ma première impression : une « bleue » qui plonge dans le bleu. Dans l’hémicycle sobre, moderne, la couleur du drapeau européen domine. Pas de dorures, ni de fioritures, pas de fresques épiques. Juste du bleu et, dans les oreilles, le son des différentes langues pratiquées dans l’Union européenne. 23 langues officielles et même un député sourd muet qui s’exprime grâce à des interprètes du langage des signes.
Lors de la levée du drapeau qui a précédé l’ouverture de la session, sur le parvis du bâtiment Louise Weiss, j’ai plus que jamais compris où réside la difficulté à parler d’Europe, à faire rêver d’Europe. En comparaison des hymnes nationaux, souvent guerriers qui font appel aux « tripes », comme La Marseille ou l’inno di Mameli italien, l’Union européenne chante la fraternité. Pas d’ennemis, pas d’actions glorieuses, pas de sang impur qui abreuve nos sillons, ni de casque de Scipion. Juste une chorale d’enfants alsaciens qui invoquent la joie d’une voix claire. Au moins, en Alsace, on ose chanter les paroles de Schiller, en allemand. Freude !
Le lendemain, quand Hans-Gert Pöttering passe le flambeau au nouveau Président polonais, M. Buzek, on peut se borner à voir un monsieur aux cheveux blancs, conservateur, céder sa place à un autre monsieur aux cheveux blancs, conservateur. Pas de quoi se pâmer. A moins de réfléchir un peu à ce que signifie, à la présidence du Parlement européen, l’avènement d’un Polonais. Et que ce Polonais, originaire de Silésie succède à un Allemand. Et qu’il ait participé à la création de Solidarnosc, comme le défunt Bronislaw Geremek qu’en 2004 déjà, le groupe démocrate et libéral aurait voulu donner comme président à la première assemblée de l’Europe élargie.
Le drame de l’Europe c’est qu’elle a le don de banaliser les évènements les plus extraordinaires. La paix n’est pas spectaculaire. La fraternité non plus, ni le compromis.
Les eurosceptiques, les eurotièdes, les blasés diront qu’il ne s’est rien passé la semaine dernière ; juste la première session du seul Parlement supranational du monde, juste le dernier pas des 20 ans qui auront été nécessaires pour mettre fin à la guerre froide.
Et maintenant, au travail. Ce sera moins lyrique mais encore fallait-il faire ce petit rappel. Alle Menschen werden Brüder…

 

Nathalie Griesbeck

Le nouveau Parlement européen a été "installé", selon la formule consacrée, le 14 juillet dernier à Strasbourg, siège de cette institution essentielle et fondamentalement démocratique qui représente près d'un demi-milliard de citoyens européens.
Belle rentrée politique qui coïncide de surcroît avec notre fête nationale ; nous avons beau être ici en France, le Parlement européen doit reprendre ses travaux d'arrache pied car les citoyens, bien qu'ayant boudé les urnes, portent paradoxalement un véritable espoir dans la capacité de l'Europe à répondre à la crise et, plus largement, à définir les contours d'une société idéale pour le 21ème siècle.
Les Européens rêvent d'une Europe qui les protège en favorisant une approche humaniste, sociale et environnementale dans toutes les prises de décisions ; d'une Europe qui garantisse à la fois la liberté et la sécurité en refusant de mettre l'argent, le strass et les paillettes au centre des priorités.
Dans ce contexte, je me réjouis que le nouveau président de notre groupe politique (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe), Guy Verhofstadt, ait obtenu pour la première fois un accord politique tripartite avec les deux autres grands groupes du Parlement européen. Les postes clés du Parlement ne feront désormais plus l'objet d'accords de maquignons. Nous pourrons compter à notre actif deux présidences de commissions parlementaires particulièrement importantes dans le contexte actuel : la commission des affaires économiques et monétaires d'une part et la commission temporaire sur la crise économique d'autre part.
Désormais bien investie dans les fonds structurels qui participent au dynamisme de nos régions, j'ai choisi aussi de m'engager au cours de ce mandat dans les dossiers relevant des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. En effet, l'Union européenne arrêtera dans ces domaines, au mois de décembre prochain lors du sommet de Stockholm, notre programme d'action pour la période 2010-2014. Or, de grandes causes sont en jeu dans le domaine des droits fondamentaux liés notamment au traitement des données numériques, à la politique d'asile et d'immigration, ou encore à la lutte contre le crime organisé. Je compte ainsi poursuivre le travail engagé ces derniers mois avec les militants du Mouvement Démocrate réunis au sein du groupe de travail Liberté Justice et Sécurité que j'ai eu l'honneur de conduire.

 
Corinne Lepage

L’entrée pour la première fois dans l’hémicycle de Strasbourg a été un moment fort, qui m'a rappelé un peu ma première participation au Conseil des ministres. Nous représentons plus d’un demi-milliard de personnes, et il se dégage à la fois une impression de force et de grande diversité, donc de faiblesses potentielles. J'ai la chance et l'honneur d'avoir été élue 1ère vice-présidente de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire. L'idée de pouvoir m'investir dans les travaux de cette commission est très enthousiasmante, d'autant qu'à quelques mois du sommet de Copenhague, son rôle sera capital pour l’élaboration de la politique de l'Union européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, je me réjouis de travailler avec son président, Jo Leinen, que j'ai connu dans d’autres temps alors qu’il était Ministre de l’environnement de la Sarre. J'avais alors défendu la Sarre devant la Cour de Justice des Communautés Européennes.
Concernant l'installation du Parlement, le symbole que constitue l'élection d'un nouveau président polonais est fort, même si l’homme n’apparaît guère charismatique. De manière générale, je suis frappée par la forte présence aux postes clés des eurodéputés allemands et britanniques, alors que les Français sont absents du Bureau du Parlement, constitué des Vice-Présidents et des questeurs. Comme je m'y étais engagée, j'adresserai mensuellement une lettre détaillée aux adhérents de la circonscription Nord Ouest sur l'avancée des travaux parlementaires.

 

Robert Rochefort

D'abord, une énergie considérable qui se ressent dans les couloirs-même de cette immense maison. Mis à part quelques eurosceptiques, l'idéal européen est très largement partagé. Puis, c'est aussitôt la complexité qui paraît évidente. Comment faire se comprendre tant d'élus venant d'histoires si différentes, parlant des langues multiples avec la tentation permanente que l'anglais administratif écrase les nuances et les cultures au nom de l'efficacité du traitement des dossiers ? On dit que le Parlement européen est le lieu du compromis par excellence. Aucun parti ne disposant de majorité absolue, les alliances sont indispensables. C'est une école de la démocratie bien différente de celle que nous connaissons dans le jeu politique national. Mais cela débouche aussitôt sur une question majeure : comment garder du souffle, faire en sorte que le projet ambitieux subsiste ? Jusqu'où faut-il aller dans le compromis ? Quelles lignes ne faut-il pas franchir pour rester fidèle à nos convictions ? Ce qui est essentiel.

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 11:48
Marielle de Sarnez est membre des commissions "Affaires Etrangères" et "Commerce International".

Sylvie Goulard est membre des commissions "Agriculture et Développement durable" et "Affaires économiques et monétaires".

Corinne Lepage est Vice-Présidente de la commission "Environnement, santé publique et sécurité alimentaire" et membre de la commission "Industrie, recherche et énergie".

Nathalie Griesbeck est membre des commissions "Libertés civiles, justice et affaires intérieures" et "Transport et tourisme".

Robert Rochefort est membre des commissions "Culture et éducation" et "Marché intérieur et protection des consommateurs".

Jean-Luc Bennahmias, Député européen de notre région Grand-Est, est membre des commissions "Développement régional" et "Emploi et affaires sociales".



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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 16:24

Les élus du Mouvement Démocrate se félicitent de l'élection, mardi 30 juin, de Guy Verhofstadt à la tête du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au Parlement européen. "Guy est un ami fidèle.

Il a activement participé à la première université d'été de notre jeune mouvement, le MoDem, et nous avons dès le début soutenu sa candidature, certains que nous étions d'avoir trouvé la bonne personnalité pour diriger un groupe que nous avons créé et dont nous demeurons plus que jamais persuadés qu'il sera au coeur de l'activité politique du Parlement européen", a déclaré Marielle de Sarnez, vice-Présidente de l'ADLE.

Le MoDem est d'autant plus satisfait de son choix que Guy Verhofstadt, fidèle à son propre parcours politique d'ancien Premier ministre belge ayant dirigé avec succès une coalition libérale, écologiste et socialiste, a pris une série d'engagements qui confirme la validité du message démocrate, en particulier la nécessité de passer à un nouveau modèle économique et social, plus sobre, plus juste et plus durable.

La force des idées de Guy Verhofstadt, détaillées dans son dernier livre, "Sortir de la crise", tout comme d'ailleurs de son précédent, "Les Etats-Unis d'Europe", reflètent ainsi nombre des thèmes avancés par le MoDem pendant la campagne des européennes, en particulier l'opportunité d'un grand plan de relance européen financé par l'émission d'euro-obligations et la nécessité d'approfondir l'Union européenne autour des pays appartenant à la zone euro, notamment sur le plan fiscal et social.

"Des discussions vont maintenant s'ouvrir avec le PPE et le PSE pour la présidence de la Commission européenne et avec Guy Verhofstadt, nous savons que la barre sera placée très haut" fait valoir Marielle de Sarnez.

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Au 31/03/2010,

le déficit budgétaire est de 28,9 milliards €

la dette financière est de 1201,45 milliards €

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