Jean-Luc Bennahmias

Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /2010 07:24

Jean-Luc-Bennahmias-copie-1.jpgCe mardi 28 juillet, le Président de la République et le Gouvernement doivent décider de nombreuses expulsions pour, dit-on, « répondre à la problématique des gens du voyage».

Une énième annonce sensée faire son petit effet au journal du soir. Reste que, ces gens du voyage, dont on tarde à reconnaitre le mode de vie différent, sont français : Mais dans le tourbillon populiste auquel on se livre ici, plus c'est gros, plus ça passe !

Qu'on se le dise, les gens du voyage doivent respecter les devoirs de notre République. De ce fait, les violences occasionnées par des proches du jeune en question, sont inacceptables.

Pour le reste, ne tombons pas dans les travers des pires pratiques que nous avons pues observer notamment chez nos voisins italiens à l'été 2008.

Des Stigmatisations et des amalgames, ne ressortiront in fine que toujours plus de discriminations et de malentendus.

Etre ferme et juste ! Voici, la ligne de conduite à suivre.

Les droits et devoirs de chacun doivent être rappelés et respectés!

Aux gens du voyage, il advient de faire confiance à la justice de notre pays. Sur ce point nous devons être fermes !

Aux politiques, incombe le devoir de faire respecter la loi. Après 10 longues années d'atermoiements calculés, la loi Besson, (qui ne porte pas le nom de l'actuel ministre à l'immigration mais d'un Député de Savoie) doit être visible sur le terrain. Il en va de la crédibilité de leurs actes.

Sur ce point nous devons être justes !

Jean-Luc Bennahmias 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Jean-Luc Bennahmias
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /2010 10:34

 

Jean-Luc-Bennahmias-copie-1.jpgTrois questions à Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Modem

1) Pour vous, quelle serait la réforme prioritaire à mettre en œuvre ? Et comment la financeriez-vous ?

Un plan pour les banlieues et les quartiers en difficulté. J'insiste sur les deux : à Marseille, il n'y a pas de banlieue mais des quartiers difficiles, ça oui ! Ce plan doit concerner l'emploi, les services publics, la sécurité, la réhabilitation urbaine en intégrant le développement durable...C'est prioritaire parce que c'est de là que viendront les plus grosses difficultés en terme de lien social, de pauvreté avec toutes les conséquences qui vont avec...J'enfonce peut-être une porte ouverte mais il n'est pas normal que dans une société comme la France d'aujourd'hui les restos du cœur, le Secours populaire et les autres délivrent de plus en plus de repas chaque année. Le mode de financement ? Il faut prendre une partie sur le budget de la Défense, notamment nucléarisée. Une Défense européenne doit permettre de moduler les coûts entre pays européens. Je prends un exemple : l'histoire du porte-avions. En avoir un seul ne sert à rien, il est immobilisé plusieurs mois à chaque révision. Et il est hors de question d'en construire un deuxième ! Autre ressource : revenir sur ce que j'appelle « la niche fiscale Copé » : les 22 milliards perdus en 3 ans sur les plus-values des ventes de parts d'entreprises. 

2) Pourquoi la France est-elle si difficile à réformer ?

D'abord en raison de la Veme république qui a présidentialisé tout le système français, de bas en haut : du maire au président de Conseil général jusqu'à l'Elysée. Deuxième raison : le discrédit et la faiblesse des corps constitués : associations, syndicats, partis. Et puis il y a l'impossibilité de dépasser le clivage droite/gauche héritée du début du 20e siècle.

3) Pour les Français, la réforme c'est souvent « toujours moins ». Quelle est pour vous la dernière réforme marquant une grande avancée en France ?

J'en citerai trois : l'IVG. L'abolition de la peine de mort. Et la retraite à 60 ans. 

 

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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /2010 23:50

 

Jean-Luc-Bennahmias-copie-1.jpgDe la même manière qu'en sport, où le dopage a toujours une longueur d'avance, la démagogie devance bien souvent la Démocratie. Quitte à menacer son intégrité ? On peut effectivement s'interroger ! Certes le phénomène n'est pas nouveau : disons le tout net, la démagogie est aussi ancienne que la démocratie. Cela n'en diminue en rien son aspect destructeur de l'intérêt général.

Dans ces dernières décennies, le «vivre ensemble» s'en est trouvé considérablement déstabilisé.

Au discours-programme de 1995 sur la "fracture sociale" de Jacques Chirac, dépourvu de tout acte permettant de la réduire, a succédé la promesse plus récente de Nicolas Sarkozy que l'Etat pouvait tout en matière de sécurité ! Pire encore, le désormais célèbre (et démagogique au possible) slogan "travailler plus pour gagner plus", quand bien même les séniors, ou les salarié-e-s du temps partiel aimeraient bien travailler à temps complet !


Dans ce contexte, la campagne régionale a également reçu sa dose ! Aux annonces cocasses de l’UMP du type "création de wagons dans les trains de banlieues réservé aux femmes", leur désinformation sur les questions de fiscalité locale, sur le supposé bilan catastrophique des régions de gauche dans leur petit "livre noir des régions socialistes", on répond à qui veut l’entendre que les régions constitueront demain plus encore qu’hier, un rempart de poids face à la majorité présidentielle.

Au regard des prérogatives des collectivités territoriales, de surcroit en proie à une perte de l’autonomie fiscale, cela relève de la tartuferie. En 2009, le budget global des régions représente 26,6 milliards d’euros, soit 2,5 % du total des dépenses publiques ! C’est incontestablement une coquette somme, mais au fond, la plupart des dépenses locales destinées aux lycées, aux transports régionaux, à l’aide à la formation professionnelle correspondent à des postes budgétaires structurels largement consensuels. De ces faux semblants, de ces promesses convenues, la majorité de nos concitoyens (plus de 23 millions au premier tour) ont préféré s’en éloigner et se réfugier dans l’abstention.

C’est indéniablement la donnée clé de cette échéance politique sur laquelle l’ensemble de nos formations doivent aujourd’hui plancher avec humilité et autocritique. Pour beaucoup de nos concitoyens les politiques «ne servent plus à rien». Un slogan simple et bref qui exprime toute la déconnexion entre l’élu et le citoyen, ainsi que la décrédibilisation de la classe politique, face à des citoyens désabusés. Comment alors recueillir les suffrages, sans céder à la tentation du discours simpliste, du slogan populiste et de la paresse intellectuelle ? Certes, il existe un «désavantage compétitif» à parler vrai. Les réalités économiques, sociales ou sociétales sont complexes tant à saisir qu’à théoriser. Le rôle des médias est primordial dans ce domaine. De par les formats courts, les slogans et autres théories rapides et rudimentaires y ont une place de choix. En matière de communication, la démagogie est souvent reine. La notion de "réseau social" est particulièrement des "amis" Facebook, à laquelle on a tous plus ou moins cédé, comme les 140 caractères de statut Twitter n’aident pas beaucoup ! La prime à l’échappée démagogique, au coup permanent, à la visibilité, à la petite phrase dépourvue de sens… (cf. un député UMP qui réclame la démission de Raymond Domenech). Quoi qu’il en coûte, elle demeure régulièrement l’alpha et l’oméga des stratégies politiques. La France a besoin de débat de fond car nous avons besoin d’innover, sur les retraites, sur la sécurité sociale. De la même manière, le Développement Durable ne peut se résumer à un slogan, à une solution miraculeuse ou un énième effet d’annonce stérile. D’où l’impérieuse nécessité de prendre un certain recul. De réfléchir, de dialoguer et de débattre. Ils sont généralement peu nombreux à y parvenir. Combien de démagogues pour un Mendès, un Delors, un Rocard, ou plus récemment un François Bayrou. Ce n’est malheureusement pas un gage de réussite, mais a contrario pas une raison de renoncer à «parler vrai».

 

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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 15:25

Jean-Luc-Bennahmias.jpg Avant même d'entamer le point d'orgue environnemental de cette mandature, on a enlevé les pétales du Grenelle les unes après les autres !

 

Recul sur la taxe carbone? C'est de la faute de l'Europe! Étrange report pour l'après 2012 de la taxe sur les camions? Techniquement complexe! Ceci se conjugue soit-dit en passant, par l'abandon du fret ferroviaire mais bon! Toujours est-il qu'il n'en fallait pas plus pour libérer certains sceptiques et donner le coup de grâce aux éoliennes classées au même titre que de dangereuses usines chimiques dont il faudrait se méfier comme d'une usine AZF! C'est lamentable!

 

Les pressions diverses mais efficaces ont fini par déshabiller le Grenelle I et II. "Environnement, "je t'aime donc à la folie pas du tout ! "

 

Il nous revient aujourd'hui d'illustrer tous les bénéfices d'une écologie positive!

 

Car à l'instant présent ce message n'est pas passé. C'est un fait!

Si urgence environnementale il y a, elle ne doit en aucun cas, nous incliner à brouiller les priorités. Attention en cela à ne pas scier la branche sur laquelle nous avons pu convaincre. Ne nous trompons pas de cibles! Le combat est assez rude comme ça!

 

 À l'instar des téléphones portables que l'on voudrait interdire aujourd'hui au collège, alors qu'il suffirait d'en limiter l'usage, le puritanisme écolo a pu énerver. Je considère qu'il faut revenir à la charge pour des investissements concrets et nous remobiliser car de l'engagement gouvernemental pour l'environnement il ne reste rien ou presque de tangible.

 

C'est de mon point de vue l'élément décisif de la négociation qui s'engage. Quelles ressources budgétaires va-t-on avoir le courage de mettre à disposition pour accélérer les réalisations à court et moyen terme afin de parvenir à un développement sobre et efficace, si nécessaire pour sortir par le haut de cette crise.

 

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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /2010 17:43

 

Jean-Luc-Bennahmias.jpg On pouvait espérer un consensus avisé sur la question des énergies renouvelables, et du secteur éolien en particulier. Le rapport d'information parlementaire sur la question, piloté par Patrick Ollier, s'apparente à un enterrement de première classe pour ces nouvelles formes de production d'énergie. Et c'est irrecevable !


La France s'est engagée à atteindre 10% de part d'énergie éolienne dans sa production d'électricité d'ici à 2020. Au vu des 2% aujourd'hui, il faudra bien de la constance politique!
On peut toujours discuter de l'emplacement des éoliennes, en interdisant, par exemple,  leur montage sur les sites environnementaux remarquables. J'y suis d'ailleurs sensible. Mais les arguments à propos du bruit supposé et du mitage sont souffreteux. Alors que d'immenses zones industrielles, commerciales et désertées sont disponibles, cela ne risque pas de dégrader l'environnement...C'est le moins que l'on puisse dire!


On propose comme à l'accoutumée une nouvelle phase de centralisation. En clair, de gigantesques fermes éoliennes terrestre et maritime. Mais au nom de quoi découragerait-on les petits villages par des contraintes administratives gigantesques? Nous avons bien au contraire plus que jamais besoin de diversité et de décentralisation.


Plus aberrant encore, les soi-disants difficultés relatives aux démontages relèvent de l'absurde, voir, diront les esprits titilleux, d'un pilotage venu tout droit des lobbies nucléaires.
Alors que le Grenelle II de l'environnement risque de patiner, il est honteux de proposer autant de contraintes à une production énergétique aussi simple. 

 

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