François Bayrou a exprimé mardi 9 mars son plein soutien au monde de la Justice, à l'occasion de la journée d'action contre le projet de réforme de la procédure
pénale.
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François Bayrou a exprimé mardi 9 mars son plein soutien au monde de la Justice, à l'occasion de la journée d'action contre le projet de réforme de la procédure
pénale.
La campagne pour les élections régionales a été "dénaturée" par les enjeux nationaux, déplore François Bayrou, qui refuse d'"enfermer" le
scrutin dans un référendum pour ou contre Nicolas Sarkozy.
Le Président du Mouvement Démocrate, qui ne conduit pas de liste pour le scrutin des 14 et 21 mars, était dimanche à Marseille, à l'occasion d'un "pique-nique" démocrate, pour soutenir les listes du MoDem en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
"Je trouve déplorable que pour des élections régionales, on ne parle pas des régions mais que l'on en fasse simplement un rapport de forces politique pour ou contre le gouvernement", a déclaré François Bayrou devant plusieurs dizaines de candidats et militants.
"Il y a quelque chose de dénaturé dans cette campagne qui paraît faite pour décourager les gens d'aller voter. C'est sans doute cela la principale raison de l'abstention qui nous menace", a-t-il estimé.
"Je n'ai pas l'intention d'enfermer ces élections régionales dans un référendum pour ou contre la politique de Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté, décochant néanmoins quelques flèches au président de la République.
"Je ne comprends pas que Nicolas Sarkozy ait choisi de s'engager dans cette campagne de manière partisane. Ce n'est pas le rôle du président de la République dans un pays en crise", a-t-il dit.
"Dans un pays en crise, le président de la République devrait avoir une attitude de rassembleur", a-t-il souligné.
François Bayrou s'est refusé à commenter la chute du MoDem dans les sondages, qui le créditent de 4% à 5% des intentions de vote au plan national.
"Je ne crois pas aux sondages. Les électeurs et les élections sont là pour remettre les sondages à leur place. Dimanche prochain, on n'aura pas des sondages, on aura des faits", a-t-il dit.
"J'ai confiance car on a choisi des candidatures, non de notables, mais de femmes et d'hommes qui ont une expérience et des choses à dire", a-t-il ajouté.
Le président du MoDem François Bayrou
a prôné dimanche la création d'un système de "retraite par points", qui fonctionne "à la carte" tout en estimant que le "levier principal" réside dans "l'emploi".
Interrogé sur les retraites au cours du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI, M. Bayrou a affirmé que "le levier principal, peut-être même le seul levier" consiste à ce qu'il y ait "plus de gens au travail par rapport aux gens qui sont à la retraite".
"Je pense que la France ne peut pas continuer avec les dizaines de régimes de retraite différenciés dans lesquels elle se trouve", a-t-il expliqué, appelant à la création de la "retraite par points", c'est-à-dire "une retraite qui donnera à chacun une claire visibilité de ses droits à pension, à partir desquels il pourra choisir l'âge de son départ à la retraite".
"Je suis pour la retraite à la carte", "pour qu'il y ait des systèmes souples qui permettent de ménager l'entrée dans la retraite et la durée dans le travail", a-t-il détaillé, sans se prononcer sur l'âge légal de départ: "si c'est la retraite à la carte, l'âge légal de partir à la retraite n'a plus aucune importance", a-t-il expliqué.
Par ailleurs, évoquant la décision du gouvernement de ne pas déposer de projet de loi avant le mois de septembre, il s'est félicité: "heureusement qu'on n'est pas passé en force". "Heureusement que les partisans d'une loi à l'arraché avant l'été ont été désavoués par un ressaut de sagesse dont je me félicite"
Le président du MoDem François Bayrou a
une nouvelle fois prêché dimanche pour une politique nationale de "relocalisation" des entreprises industrielles, considérant l'emploi comme le "levier principal" pour sauver le système de
retraite.
Evoquant le groupe Total, il a dit considérer "qu'une entreprise comme celle-là a une responsabilité pas seulement à l'égard de ses actionnaires, mais que cette entreprise a une responsabilité sociale et nationale". "On est en train de voir peu à peu l'outil industriel du pays se défaire", a-t-il déploré lors du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI.
"Je considère que le pouvoir politique (...) a une mission d'impulsion, de stratégie pour son pays et que tout n'est pas privé, y compris dans une affaire privée", a-t-il argumenté.
Elargissant son propos aux délocalisations, M. Bayrou a dit considérer comme "irresponsable" le fait "d'accepter perpétuellement ces déménagements". "Je pense que si l'on veut définir une politique nouvelle, il faut que cette politique se fixe comme premier objectif, un objectif national de relocalisation", a-t-il insisté.
"On a l'impression que tous les jours, on se bat en défense. On ne se bat jamais en attaque", a regretté M. Bayrou à propos de l'attitude du gouvernement. "Je suis persuadé que ceci nous conduit à une catastrophe nationale".
"Il est de l'intérêt du pays de développer un tissu de production industrielle et agro-alimentaire, et de production agricole", a-t-il expliqué. "Une politique de
reconquête fondée sur un modèle de politique industrielle original et sur une éducation de première qualité mondiale, voilà ce que la France peut à son tour espérer, à condition qu'on change la
politique qu'on a sous les yeux".