Monde

Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 10:09
Les démocrates que nous sommes ne peuvent rester sans réaction face à ce qui se passe à 1 heure de route de chez nous. Nous ne pouvons rester sans voix face à ces tractations qui concernent chaque homme et chaque femme de cette planète que nous avons en partage et qui mettent souvent en danger les valeurs d'humanisme que nous défendons.

Arte a diffusé mardi soir l'excellent reportage de Caroline Fourest "la Bataille des Droits de l'Homme" (à revoir sur le site d'Arte pendant 7 jours). Ce film revient sur la première édition de la conférence contre le racisme qui s'est tenue à Durban, en Afrique du Sud, en 2001, où certaines interventions avaient suscité une polémique internationale. Le conflit israélo-palestinien s’était invité à la tribune, des slogans pro-islamistes et antisémites avaient été lancés dans le cadre du forum des ONG, entraînant le départ des délégations d’Israël et des États-Unis… Des États qui appliquent la lapidation des femmes adultères et la pendaison des homosexuels avaient dénoncé « les violations des droits de l’homme », commises en Europe. Des États qui, de nos jours, pratiquent l’esclavage, avaient exigé des réparations pour la seule traite transatlantique. Des États qui persécutent chez eux les minorités religieuses prétendaient nous donner des leçons de tolérance envers l’islam. Pour remédier à ces dérives, l’ONU a refondé son Conseil des droits de l’homme en 2006. Le film pénètre dans les coulisses de ce nouveau Conseil, qui a toujours pour mission de mettre en oeuvre la Déclaration universelle de 1948. Mais la préparation de la conférence de Genève (dite Durban 2) révèle, selon les termes de Robert Badinter interrogé dans le film, que “les droits de l’homme sont redevenus le lieu d’un combat idéologique”.

Du 20 au 24 avril se tient, à Genève, une suite à cette conférence. Les participants à la Conférence de l'ONU dite de Durban II ont adopté mardi à Genève par acclamations la Déclaration finale sur le racisme.  Au final, le texte adopté a été nettoyé de tous les sujets de discorde. En particulier, les mentions d'Israël et de diffamation des religions, considérés comme des "lignes rouges" par les Occidentaux y ont été retiré tandis que le paragraphe sur la mémoire de l'Holocauste était maintenu, contre l'avis de l'Iran. Il réaffirme également la Déclaration et Programme d'action de Durban (DDPA) de 2001, que les Etats-Unis avaient alors refusé d'adopter. Cette déclaration comporte en effet deux paragraphes traitant du conflit israélo-palestinien que Washington conteste, de même que celui sur le «sort du peuple palestinien vivant sous occupation étrangère» figurant au chapitre des «victimes du racisme». Pour Bernard Kouchner, cette déclaration n'est pas une fin en soi. Au contraire, elle nous "encourage à poursuivre les combats, notamment en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort, de la pleine égalité des hommes et des femmes et de la dépénalisation de l'homosexualité", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Donc oui, il fallait aller à Genève pour tenter d’infléchir le texte final afin de dégager une définition du racisme et des droits de l’homme qui soit réellement commune à l’ensemble des cultures de la planète. Il fallait lutter contre le principe de diffamation des religions qui se sert du blasphème pour lutter contre la liberté d'expression. Il fallait porter un message démocrate et humaniste pour contrebalancer les propos d'autosatisfaction des pays les plus tyranniques de la planète. Mais le combat est loin d'être fini, il nous faut, nous Démocrates, avoir une vigilance de tous les instants et ne baisser les bras à aucun moment pour défendre les valeurs de l'Humanisme.
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 18:43
La réintégration au commandement intégré de l'OTAN ne faisait pas partie des promesses du candidat Sarkozy qui clâmait: "je dirai tout avant parce que je ferai tout après".

Le seul discours du candidat Nicolas Sarkozy faisant référence au commandement intégré de l'OTAN, et pas pour s'y réintégrer, a été celui-ci:
"D’ailleurs, si la France a quitté les structures intégrées de l'OTAN en 1966, elle n'en reste pas moins l’un des membres les plus actifs et l'un de ses principaux contributeurs. Elle s'est engagée fortement dans ses opérations, dans les Balkans et en Afghanistan. Elle est un élément moteur de sa Force de réaction rapide. "



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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 10:15

L'investiture de Barack Obama comme président des États-Unis devrait être l'occasion d'une profonde leçon d'humilité à bien des égards.

Tout d'abord, qui aurait imaginé qu'un pays, stigmatisé comme celui des multinationales écrasant le reste du monde,  à l'instar  de Monsanto ou d’Exxon, comme celui des inégalités financières les plus colossales, comme celui de la World Company initiant les guerres pétrolières, serait celui qui, le premier dans l'histoire occidentale, élirait un Président afro-américain, ancien élève brillant de  Harvard et travailleur social, écolo et sénateur de l’Illinois ? Qui aurait vraiment cru possible, dans un pays marqué par la lobbycratie, qu'un candidat opposé, au sein du parti démocrate, à Hillary Clinton présentée depuis quatre ans comme une candidate naturelle à la présidentielle, pourrait l'emporter et disposer finalement d’un pactole gigantesque, largement obtenu d'une base populaire, grâce à une campagne de terrain et l'utilisation sans précédent du réseau Internet ? Cette réalité appelle un double constat :


-- Le simplisme et le manichéisme avec lequel a été décrit la société américaine, comme si celle-ci s'identifiait à son président W. Bush , devrait dans l’avenir appeler à la prudence tous les thuriféraires de la pensée unique, capables simplement de s'inscrire confortablement dans l'erreur.
-- comme à l'accoutumée, les États-Unis ont changé brutalement et plus vite que le reste du monde, la crise économico- financière ayant servi de révélateur au tête-à-queue idéologique du capitalisme financier et à l’impasse catastrophique à laquelle il conduit. Le succès du président Obama, c’est l'échec des théoriciens de l'école de Chicago dans ses aspects idéologiques comme dans ses aspects économiques.

Les experts qui pronostiquaient le succès des représentants du monde ancien sont allés dans le mur.
De la même manière, les analyses qui se sont multipliées pour décrire la disparition de l'empire américain apparaissent bien sujettes à caution lorsque l’on voit la manière dont le monde entier retient son souffle à l'approche du 20 janvier 2009. Qu’il s'agisse des plans de relance et des secteurs clés de l'économie de demain,  de la croissance verte, du prix du baril, de la lutte contre le changement climatique ,de la situation au Moyen-Orient, de la position à adopter à l'égard de l'Iran, de l'évolution de Cuba et de l'Amérique du Sud, tout semble suspendu aux décisions que prendra le président Obama. Paradoxalement, alors que les États-Unis semblaient sur le plan économique, sur le plan financier, sur le plan géostratégique en position de repli et d'affaiblissement après la présidence catastrophique de George Bush, ils apparaissent avec l'arrivée de Barak Obama plus  que jamais au centre du monde. Mais cette puissance semble de nature différente dans la mesure où elle est porteuse de sens et d'espoir et non de  contrainte et de violence. Dans ces conditions, les brillantes analyses sur la fin du siècle américain mériteront-elles quelques bémols, au moins dans l'attente des choix nouveau président américain.


Car, avec l’arrivée du président Obama, et sans lien direct avec son élection, le temps où les experts et les gourous étaient d'autant plus écoutés qu'ils n'avaient cessé de se tromper, est peut être fini. Ainsi, Dennis Meadow, auteur du rapport inexactement traduit en français sous le titre Halte à la croissance , alors qu'il était intitulé «  les limites de la croissance », vient de recevoir le Japan Prize, la distinction scientifique la plus haute du Japon. Rappelons que ce rapport demandé à une équipe du MIT par le Club de Rome en 1972, avait été le premier à souligner les limites physiques que rencontrerait inévitablement une croissance économique infinie jointe à la croissance démographique. « Employant un système de simulation nouveau, son texte démontre que si certains facteurs physiques limitatifs de la Terre  , comme les ressources naturelles, l'environnement, les terrains , ne sont pas pris en compte, l'espèce humaine va vite se retrouver dans une situation critique » a jugé le jury de ce prix. Et, pourtant pendant plus de 30 ans, ce rapport a été vilipendé, tourné en dérision, considéré comme totalement faux. Or, ce sont précisément les critiques qui avaient tout faux.


Si seulement ces quelques signes pouvaient servir de leçon d'humilité à tous ceux,  grands et petits gourous,  politiques de première et seconde zone, tout  ceux qui depuis 30 ans n'ont cessé de se tromper, tout en administrant des leçons au monde entier,  défenseurs de la mondialisation heureuse qui n'ont évidemment jamais reconnu la moindre erreur ! Si seulement ces quelques signes pouvaient servir de leçon de prudence à tous ceux qui aujourd'hui  font profession de nier la réalité et n'ont de cesse que de défendre l’idée que demain, tout recommencera comme hier, alors, quelque chose serait vraiment changé dans notre monde. Jusqu'à quand suffira-t-il d'avoir eu toujours tort pour continuer à prévoir ou à décider ?

Après, Halte à la croissance, halte à la suffisance.

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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 11:26




 

Le président du MoDem François Bayrou a estimé lundi que la visite de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient en pleine offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza faisait courir "un risque de dispersion" de l'action de l'Union européenne dans la région.

"J'imagine que si Nicolas Sarkozy a choisi d'y aller, c'est parce qu'il a des éléments qui lui permettent de penser que cette visite va être utile", a déclaré M. Bayrou sur France Inter, évoquant par exemple la possibilité d'obtenir un "cessez-le-feu" ou un "corridor humanitaire".

"S'il pense qu'il a une chance de débloquer quelque chose, il a raison d'y aller, mais le risque c'est la dispersion", a-t-il ajouté, soulignant que M. Sarkozy n'était plus président de l'UE depuis le 1er janvier.

Selon le député des Pyrénées-Atlantiques, "le fait qu'il y ait en concurrence et en même temps la délégation de l'Union européenne officielle et d'un autre côté le président de la République française peut faire courir un risque de dispersion".

"Si vous avez chacun des pays de l'Union européenne qui s'exprime en son propre nom, ça veut dire évidemment que l'Union européenne n'a pas de voix et si l'Union européenne n'a pas de voix, eh bien nous ne pouvons pas nous faire entendre", a-t-il insisté.

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