Les démocrates que nous sommes ne peuvent
rester sans réaction face à ce qui se passe à 1 heure de route de chez nous. Nous ne pouvons rester sans voix face à ces tractations qui concernent chaque homme et chaque femme de cette planète
que nous avons en partage et qui mettent souvent en danger les valeurs d'humanisme que nous défendons.Arte a diffusé mardi soir l'excellent reportage de Caroline Fourest "la Bataille des Droits de l'Homme" (à revoir sur le site d'Arte pendant 7 jours). Ce film revient sur la première édition de la conférence contre le racisme qui s'est tenue à Durban, en Afrique du Sud, en 2001, où certaines interventions avaient suscité une polémique internationale. Le conflit israélo-palestinien s’était invité à la tribune, des slogans pro-islamistes et antisémites avaient été lancés dans le cadre du forum des ONG, entraînant le départ des délégations d’Israël et des États-Unis… Des États qui appliquent la lapidation des femmes adultères et la pendaison des homosexuels avaient dénoncé « les violations des droits de l’homme », commises en Europe. Des États qui, de nos jours, pratiquent l’esclavage, avaient exigé des réparations pour la seule traite transatlantique. Des États qui persécutent chez eux les minorités religieuses prétendaient nous donner des leçons de tolérance envers l’islam. Pour remédier à ces dérives, l’ONU a refondé son Conseil des droits de l’homme en 2006. Le film pénètre dans les coulisses de ce nouveau Conseil, qui a toujours pour mission de mettre en oeuvre la Déclaration universelle de 1948. Mais la préparation de la conférence de Genève (dite Durban 2) révèle, selon les termes de Robert Badinter interrogé dans le film, que “les droits de l’homme sont redevenus le lieu d’un combat idéologique”.
Du 20 au 24 avril se tient, à Genève, une suite à cette conférence. Les participants à la Conférence de l'ONU dite de Durban II ont adopté mardi à Genève par acclamations la Déclaration finale sur le racisme. Au final, le texte adopté a été nettoyé de tous les sujets de discorde. En particulier, les mentions d'Israël et de diffamation des religions, considérés comme des "lignes rouges" par les Occidentaux y ont été retiré tandis que le paragraphe sur la mémoire de l'Holocauste était maintenu, contre l'avis de l'Iran. Il réaffirme également la Déclaration et Programme d'action de Durban (DDPA) de 2001, que les Etats-Unis avaient alors refusé d'adopter. Cette déclaration comporte en effet deux paragraphes traitant du conflit israélo-palestinien que Washington conteste, de même que celui sur le «sort du peuple palestinien vivant sous occupation étrangère» figurant au chapitre des «victimes du racisme». Pour Bernard Kouchner, cette déclaration n'est pas une fin en soi. Au contraire, elle nous "encourage à poursuivre les combats, notamment en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort, de la pleine égalité des hommes et des femmes et de la dépénalisation de l'homosexualité", a-t-il ajouté dans un communiqué.
Donc oui, il fallait aller à Genève pour tenter d’infléchir le texte final afin de dégager une définition du racisme et des droits de l’homme qui soit réellement commune à l’ensemble des cultures de la planète. Il fallait lutter contre le principe de diffamation des religions qui se sert du blasphème pour lutter contre la liberté d'expression. Il fallait porter un message démocrate et humaniste pour contrebalancer les propos d'autosatisfaction des pays les plus tyranniques de la planète. Mais le combat est loin d'être fini, il nous faut, nous Démocrates, avoir une vigilance de tous les instants et ne baisser les bras à aucun moment pour défendre les valeurs de l'Humanisme.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

L'investiture de Barack Obama comme président des États-Unis devrait être l'occasion d'une profonde leçon
d'humilité à bien des égards.
Car, avec l’arrivée du président Obama,
et sans lien direct avec son élection, le temps où les experts et les gourous étaient d'autant plus écoutés qu'ils n'avaient cessé de se tromper, est peut être fini. Ainsi, Dennis Meadow, auteur
du rapport inexactement traduit en français sous le titre Halte à la croissance , alors qu'il était intitulé « les limites de la croissance », vient de recevoir le Japan Prize, la
distinction scientifique la plus haute du Japon. Rappelons que ce rapport demandé à une équipe du MIT par le Club de Rome en 1972, avait été le premier à souligner les limites physiques que
rencontrerait inévitablement une croissance économique infinie jointe à la croissance démographique. « Employant un système de simulation nouveau, son texte démontre que si certains facteurs
physiques limitatifs de la Terre , comme les ressources naturelles, l'environnement, les terrains , ne sont pas pris en compte, l'espèce humaine va vite se retrouver dans une situation
critique » a jugé le jury de ce prix. Et, pourtant pendant plus de 30 ans, ce rapport a été vilipendé, tourné en dérision, considéré comme totalement faux. Or, ce sont précisément les critiques
qui avaient tout faux.