Le président du MoDem François Bayrou a
une nouvelle fois prêché dimanche pour une politique nationale de "relocalisation" des entreprises industrielles, considérant l'emploi comme le "levier principal" pour sauver le système de
retraite.
Evoquant le groupe Total, il a dit considérer "qu'une entreprise comme celle-là a une responsabilité pas seulement à l'égard de ses actionnaires, mais que cette entreprise a une responsabilité sociale et nationale". "On est en train de voir peu à peu l'outil industriel du pays se défaire", a-t-il déploré lors du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI.
"Je considère que le pouvoir politique (...) a une mission d'impulsion, de stratégie pour son pays et que tout n'est pas privé, y compris dans une affaire privée", a-t-il argumenté.
Elargissant son propos aux délocalisations, M. Bayrou a dit considérer comme "irresponsable" le fait "d'accepter perpétuellement ces déménagements". "Je pense que si l'on veut définir une politique nouvelle, il faut que cette politique se fixe comme premier objectif, un objectif national de relocalisation", a-t-il insisté.
"On a l'impression que tous les jours, on se bat en défense. On ne se bat jamais en attaque", a regretté M. Bayrou à propos de l'attitude du gouvernement. "Je suis persuadé que ceci nous conduit à une catastrophe nationale".
"Il est de l'intérêt du pays de développer un tissu de production industrielle et agro-alimentaire, et de production agricole", a-t-il expliqué. "Une politique de
reconquête fondée sur un modèle de politique industrielle original et sur une éducation de première qualité mondiale, voilà ce que la France peut à son tour espérer, à condition qu'on change la
politique qu'on a sous les yeux".
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