Le président du Mouvement démocrate,
François Bayrou, a minimisé jeudi soir le faible score (4%) prédit aux élections régionales pour son camp par un sondage, affirmant qu'il refusait d'entrer dans "ce genre de bagarre".
"Ce genre de bagarre, de guerre des sondages, moi je n'y participe pas", a-t-il déclaré au journal de France 3. "J'ai déjà vécu cette expérience-là à peu près à chacune des élections où nous avons été présents", a-t-il ajouté." Selon une enquête baromètre TNS Sofres Logica publiée jeudi, le MoDem recueillerait 4% aux régionales de mars, soit la moitié environ du score du parti centriste aux élections européennes de juin 2009 (8,6%) et très loin de celui de François Bayrou à la présidentielle de 2007 (18,6%).
Pour les élections régionales, "nous mènerons cette campagne en parlant de ce qu'on pourrait faire dans les régions", a dit François Bayrou qui propose notamment que la région s'occupe de l'orientation et des stages des jeunes.
Pour le député européen MoDem Jean-Luc Bennahmias, on ne saurait se fier à une seule enquête alors que "la campagne
n'a même pas commencé".
"Nos concitoyens, les régionales, ils ne savent mêmes pas qu'elles existent. Ils ont d'autres soucis, sociaux, financiers, d'avenir, etc", a-t-il dit à Reuters.
"J'espère que les différents partis politiques, dont le Mouvement démocrate, arriveront à les convaincre qu'elle aura commencé début mars... et je n'en suis pas certain", a-t-il ajouté. Pour cet ex-Vert ayant rejoint François Bayrou au moment de la présidentielle, "tout va se jouer dans les trois derniers jours".
Pour Jean-Luc Bennahmias, la balle est dans le camp des 22 candidats du MoDem, qui doivent faire la différence d'ici le premier tour, le 14 mars.
"A nous de prouver que les alternances politiques qu'on veut mettre en place ne sont pas identiques à celles qui existaient avant", estime l'élu, selon qui le MoDem est prêt à toutes sortes d'alliances républicaines.
"De la droite républicaine jusqu'à la gauche communiste, celle qui veut gouverner, en passant par les grandes formations démocratiques et écologiques: nous, on n'a pas de tabou", dit-il.
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