Le débat sur l’identité nationale, c’est "comme la muleta, le chiffon rouge, sous le nez du taureau". "C’est très précieux l’identité d’un peuple mais on ne doit pas faire flamber ça". "C’est très fragile un pays, il n’y a rien de plus facile que de faire se battre une partie du pays contre l’autre", affirmé François Bayrou.
"Bien entendu, je sais pourquoi ce débat est lancé : parce qu’on imagine qu’il y a là un gisement de voix qui ne demandent qu’à se mobiliser pourvu qu’on les excite", a-t-il encore dénoncé François Bayrou. C'est un débat "électoraliste" et "il y a là une exploitation qui est une diversion".
François Bayrou est aussi revenu sur les propos du député Pascal Clément qui a affirmé mardi : "Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France". "S’il y a des dérapages au sein d’un groupe parlementaire de l’Assemblée nationale normalement très policé, habitué au débat, imaginez ce que c’est dans les conversations de voisinage", a estimé le Président du Mouvement Démocrate.
Il a cependant indiqué qu’il participerait au débat sur l’identité nationale, notamment dans un document écrit. "Il faut évoquer la place de l’islam, l’immigration, l’intégration. Mais ces questions doivent être évoquées sur un ton, avec des références, avec une manière d’être qui donne le sentiment au pays qu’on le conduit, on l’élève et on le rassemble", a-t-il conclu.