Mardi 24 novembre 2009
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Au moment où l'expression de la crise sociale se fait de plus en plus intense auprès des Français, le projet du gouvernement tendant à fiscaliser les indemnités journalières des accidents du
travail de courtes durée est à l'évidence un nouveau coup dur porté au pouvoir d'achat des plus précaires.
Pour Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, la majorité présidentielle marque une nouvelle fois l'absence manifeste de considération qu'elle porte aux
victimes du monde du travail. Surtout, elle poursuit un dogme idéologique très dangereux pour notre modèle social, qui consiste à minimiser autant que possible la contribution des plus riches à
l'effort de solidarité nationale (bouclier fiscal notamment), tout en maximisant à l'excès celles des plus faibles.
En définitive, la fiscalisation des indemnités journalières des accidents du travail n'est que le prolongement logique et cohérent d'autres mesures tout aussi indignes de la tradition sociale
française : les franchises médicales, les déremboursements de médicaments, les fermetures d'infrastructures hospitalières publiques et territoriales...
Rien ne justifie un désengagement aussi brutal de l'Etat vis-à-vis de son devoir de solidarité nationale.
Le gouvernement serait mieux inspiré de consolider la position des acteurs de l'économie sociale sur les
marchés de la prévoyance et de l'assurance. C'est en développant le tiers secteur (étranger aux logiques actionnariales et capitalistiques) que l'on pourra bâtir une protection sociale durable...
pas en ponctionnant chaque jour davantage les victimes de la crise !
Par MoDem Savoie
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Publié dans : Jean-Luc Bennahmias
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