Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /2010 08:52

 

Jean-Luc-Bennahmias-copie-1.jpg > L'environnement paraît maintenant décidément installé au premier plan du débat politique français...

Enfin, les hommes et femmes politiques français se sont mis à la hauteur de leurs concitoyens qui avaient déjà, depuis au moins une dizaine d'années, largement appréhendé toutes les questions environnementales : modes de déplacement, énergie, gestion des déchets...

Mais les politiques, qui n'ont pas la même vie quotidienne que leurs concitoyens, exagéraient les contraintes liées à l'environnement, et freinaient les évolutions.

> A quel moment se sont-ils convertis ?

Avec le Pacte écologique de Nicolas Hulot (lancé en novembre 2006). Il n'est que la suite logique des politiques environnementales, écolo ou vertes, mais il prend une amplitude médiatique parce qu'il est porté par Nicolas Hulot et TF1, et surtout par les attentes des Français. Tous les candidats présidentiels se disent alors : OK, on est obligé de signer le Pacte.

> C'est donc moins une conversion de conviction que de nécessité...

Je le crains... Le contrat de confiance vient d'être rompu deux fois de suite par Nicolas Sarkozy.

Au Salon de l'Agriculture, quand il dit que « l'environnement, ça commence à bien faire , prenant la défense des industriels de l'agriculture, des céréaliers de la Beauce. Ensuite sur la taxe carbone, où il prend une fois de plus le prétexte de l'Europe, qui a bon dos.

> Et à gauche ?

Il existe une compréhension plus large, mais la conversion n'est pas vraiment aboutie. Il y a toujours ce réflexe intemporel : l'emploi d'abord. Il faut que la croissance revienne, on verra après si elle est durable ou pas. Ceci dit, Chantal Jouanno (secrétaire d'Etat à l'Ecologie), Nathalie Kosciusko-Morizet ou Serge Lepeltier (anciens ministres de l'Environnement), sont de vrais écolos convaincus. C'était la nouveauté : la droite se mettait aussi à l'écologie, et c'est normal, car je ne cesse de dire que la gestion des déchets dépasse les questions droite-gauche. Mais je m'attends au pire à l'Assemblée nationale sur le Grenelle : Sarko a ouvert la boîte de Pandore, la grande partie des députés UMP va se déchaîner, et il n'y aura que trois députés Verts pour s'opposer, avec quelques éléments de droite et de gauche.

> Toutes ces évolutions condamnent-elles l'existence d'un parti écolo autonome ?

Non, mais d'autres formations défendront l'écologie, leur enlevant une partie de leur originalité. Mais j'ai toujours pensé que les écolos n'étaient pas les seuls à détenir la vérité sur terre. 

 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Jean-Luc Bennahmias
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /2010 19:04

Hervé Novelli, Secrétaire d'État en charge du commerce et de l'artisanat, s'est félicité de l'impact "spectaculaire" du taux réduit de TVA sur la création d'emplois dans le secteur de la restauration : 5300 emplois sur le 2ème semestre 2009. Hervé Novelli indique se fonder sur des chiffres de la DARES, la Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques.

Problème n° 1 : impossible de trouver l'étude en question sur le site du Ministère du Travail. Aucun article sur le sujet ne figure parmi les dernières publications de la DARES.

Problème n° 2 : en admettant que ce chiffre de 5300 emplois sur 6 mois soit juste, il reste insuffisant par rapport aux engagements des restaurateurs de créer 40000 emplois supplémentaires sur les deux prochaines années.

Problème n° 3 : selon Bercy, le coût brut estimé de la mesure, correspondant à la TVA récupérée par les restaurateurs est de 3 milliards d'euros, soit 1,5 milliard pour un semestre. Chaque emploi créé a donc coûté 283000 €. Hervé Novelli a donc raison : c'est "spectaculaire".

Dans un contexte où les finances publiques de la France sont très détériorées, voici un exemple de gaspillage de la politique du gouvernement et de Nicolas Sarkozy qui disait : "A mes yeux, si l'Etat accepte de se priver d'une recette fiscale importante, c'est à la condition d'un accord gagnant-gagnant avec la profession, les salariés et les consommateurs.". Au MoDem, nous considérons que le compte n'y est pas et que nous sommes très loin d'un accord gagnant/gagnant.

Par MoDem Savoie - Publié dans : Finances publiques
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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /2010 16:20
Par MoDem Savoie - Publié dans : Mouvement Démocrate
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 23:04
Par MoDem Savoie - Publié dans : François Bayrou
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 20:18
Jean-Luc-Bennahmias.jpg Elément central du pacte écologique de Nicolas Hulot et du Grenelle de l'Environnement la taxe Carbonne était présentée comme une mesure phare par le le gouvernement et Nicolas Sarkozy.

Bien que mal engagée, mal calculée, mal positionnée, et même si plus personne n'y comprenait rien, elle créait toutefois un schéma a minima.

Le Premier Ministre, et sa majorité la plus conservatrice, expliquent que cette taxe se doit d'être mise en œuvre à l'échelle européenne.

Que l'Europe s'implique sur ce sujet, n'est pas une idée stupide, mais l'argument selon lequel rien ne doit être fait sans elle, est ridicule.

Bien d'autres pays, comme la Suède ou le Danemark n'ont pas attendu un accord global européen pour mettre en place une telle mesure !"

Si l'on voulait donner un signal fort pour ne pas agir du tout, on ne pouvait pas mieux s'y prendre ! 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Jean-Luc Bennahmias
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