Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /2010 07:30

 

Bayrou.jpg Suite à l'entretien qu'il a eu ce vendredi avec le Premier ministre à Matignon, aux côtés de Marielle de Sarnez, Robert Rochefort et Abdoulatifou Aly, François Bayrou a estimé que le voile intégral heurtait "quelque chose de très profond" dans le pays, mais il a rappelé qu'un texte sur la question ne doit pas stigmatiser la communauté musulmane de France.

"Vivre ensemble c'est se regarder face à face", a affirmé François Bayrou, ajoutant "de même qu'il y a des pays dans lesquels il n'est pas imaginable qu'une femme se promène en mini-jupe ou soit dénudée même sur la plage chez nous le pilier du vivre ensemble c'est voir le visage de l'autre".

Il a encore précisé que "le risque que nous avons à prendre en compte c'est que la communauté musulmane toute entière ne se sente ciblée".

 

Les musulmans français "ont déjà à vivre beaucoup de discriminations dans le travail, l'habitat. Dans les quartiers, les jeunes se sentent souvent discriminés", a-t-il rappelé. 


François Bayrou a également affirmé au Premier ministre qu'il souhaitait un débat parlementaire qui prenne "tout le temps nécessaire", estimant "stupide" l'hypothèse d'une déclaration de procédure accélérée pour l'examen devant le Parlement, soutenue par des députés de la majorité présidentielle.

"Pour nous, le plus important c'est la démarche d'éducation, qu'on prenne une période pour expliquer pourquoi on a édicté cette règle en France", a précisé François Bayrou.

Il a enfin ajouté qu'il s'apprêtait à proposer des "rencontres" avec "tous les représentants" des différentes "sensibilités de la communauté musulmane", afin de les consulter sur le texte et d'entendre leurs réactions à ce sujet.

 

Par MoDem Savoie - Publié dans : François Bayrou
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 15:25

Jean-Luc-Bennahmias.jpg Avant même d'entamer le point d'orgue environnemental de cette mandature, on a enlevé les pétales du Grenelle les unes après les autres !

 

Recul sur la taxe carbone? C'est de la faute de l'Europe! Étrange report pour l'après 2012 de la taxe sur les camions? Techniquement complexe! Ceci se conjugue soit-dit en passant, par l'abandon du fret ferroviaire mais bon! Toujours est-il qu'il n'en fallait pas plus pour libérer certains sceptiques et donner le coup de grâce aux éoliennes classées au même titre que de dangereuses usines chimiques dont il faudrait se méfier comme d'une usine AZF! C'est lamentable!

 

Les pressions diverses mais efficaces ont fini par déshabiller le Grenelle I et II. "Environnement, "je t'aime donc à la folie pas du tout ! "

 

Il nous revient aujourd'hui d'illustrer tous les bénéfices d'une écologie positive!

 

Car à l'instant présent ce message n'est pas passé. C'est un fait!

Si urgence environnementale il y a, elle ne doit en aucun cas, nous incliner à brouiller les priorités. Attention en cela à ne pas scier la branche sur laquelle nous avons pu convaincre. Ne nous trompons pas de cibles! Le combat est assez rude comme ça!

 

 À l'instar des téléphones portables que l'on voudrait interdire aujourd'hui au collège, alors qu'il suffirait d'en limiter l'usage, le puritanisme écolo a pu énerver. Je considère qu'il faut revenir à la charge pour des investissements concrets et nous remobiliser car de l'engagement gouvernemental pour l'environnement il ne reste rien ou presque de tangible.

 

C'est de mon point de vue l'élément décisif de la négociation qui s'engage. Quelles ressources budgétaires va-t-on avoir le courage de mettre à disposition pour accélérer les réalisations à court et moyen terme afin de parvenir à un développement sobre et efficace, si nécessaire pour sortir par le haut de cette crise.

 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Jean-Luc Bennahmias
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 15:16

 

Marc-Fesneau-1.jpg Marc Fesneau, Secrétaire Général du Mouvement Démocrate, s'est déclaré solidaire du mouvement des agriculteurs qui ont exprimé leurs inquiétudes en manifestant dans la capitale.

« Après les éleveurs, les viticulteurs, les maraîchers, le secteur des grandes cultures manifeste à son tour sa colère et, plus grave encore son désespoir » a déclaré Marc Fesneau.

« Cette crise est une crise de la dérégulation des marchés. C'est ce qui a entraîné des fluctuations de près du simple au triple du prix des céréales. C'est, aujourd'hui, la survie même de milliers d'exploitations agricoles que l'on croyaient solidement installées qui est en cause ». 


Dans un pays comme le notre marqué par une histoire agricole et alimentaire forte, où un grand nombre de territoires ont été façonnés par l’activité agricole, on ne peut abandonner l’agriculture à la simple loi aveugle du marché.

Dans un contexte où les crises alimentaires se multiplient ces dernières années à travers le Monde, la France et l’Europe doivent se donner les moyens d’assurer un revenu juste pour les exploitants agricoles, de conduire la transformation de notre agriculture vers un modèle durable et plus respectueux de l’environnement et enfin de construire un modèle de production agricole respectueux et équilibrés avec les pays de sud afin que ceux-ci puissent garantir leur propre subsistance.

Ce qui est en jeu ici c’est la question de notre modèle agricole, d’un certain modèle économique français et européen.

La PAC qu’il conviendra de réformer doit garder ce qui a fondé sa création.

Par ailleurs, le gouvernement doit profiter de la présidence française du G20 pour obtenir des grands dirigeants de ce monde une protection particulière du marché mondial des produits agricoles contre les spéculations excessives et la fluctuation déraisonnable des cours. C’est l’un des rôles que doit assumer la France dans le concert des Nations.

Il ne suffit pas de dire que l’on aime l’agriculture ou de dire, il faut désormais agir et faire, c’est une urgence vitale pour des milliers d’hommes et de femmes qui ne ménagent pas leur peine et ne demandent qu’à vivre de leur travail.

 

Jacqueline Gourault, sénatrice du Mouvement Démocrate, a participé mercredi 28 avril au débat d'orientation agricole organisé au Sénat par la Commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire.

S'adressant à Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, elle a insisté sur le fait que les agriculteurs font face non seulement à une crise économique, mais aussi à une crise morale, parlant de la désespérance des agriculteurs. S'ils sont lucides sur la mondialisation, ils comprennent moins les exigences qui leurs sont faites par rapport à d'autres agriculteurs européens. Il y a ainsi en France de trop nombreuses réglementations dont on ne trouve aucun équivalent dans les autres pays européens.


D'autre part, les agriculteurs subissent des tracasseries administratives qui sont de plus en plus insupportables, d'autant plus insupportables d'ailleurs qu'il y a la crise économique. Suite à une conversation qu’elle a eu avec un agriculteur de son département, elle a pris comme exemple la réglementation excessive concernant les CIPAN (Couvertures Intermédiaires Pièges A Nitrates). Sans parler des trames vertes et bleues, dont elle entend parler régulièrement en Loir-et-Cher.

Par ailleurs, elle a souhaité savoir comment Monsieur Le Maire conçoit la conciliation entre contractualisation et extrême variabilité des prix agricoles.

Concernant la méthanisation, elle a relayé auprès du ministre le souhait de beaucoup d'agriculteurs qui demandent un accompagnement plutôt qu'une réglementation : ils souhaitent par exemple qu'on aide aux ouvertures des portes vers les partenaires tels Gaz de France, qui sont peu réceptifs aux projets des agriculteurs.

Enfin, Jacqueline Gourault a souhaité insister sur le statut du fermage, qui n'est pas envisagé dans la loi. Il faudrait plus de souplesse, supprimer certains délais de prescriptions trentenaires, qui créent des tensions entre propriétaires ou avec les exploitants, et bloquent certains territoires que certains propriétaires préfèrent ne pas mettre en fermage, sans parler des ventes à de véritables entreprises agricoles étrangères.  

 

 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Marc Fesneau
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /2010 13:21

 

Marielle-de-Sarnez-copie-1.jpgMarielle de Sarnez était l'invitée du Talk Orange/Le Figaro ce mardi. Elle a répondu aux questions de Guillaume Tabard.

Q : Marielle de Sarnez bonsoir.

Marielle de Sarnez : Bonsoir.

Q : Vous êtes députée européenne et vice-présidente du MoDem, le parti de François Bayrou. Alors François Fillon l'a confirmé aujourd'hui, la loi interdisant la burqa sur l'ensemble du territoire national sera votée à l'Assemblée au mois de Juillet, cette loi prévoit l'interdiction totale de la burqa, est-ce que vous êtes d'accord avec le principe de cette loi ?

Marielle de Sarnez : Je crois d'abord qu'il faut rappeler un principe extrêmement simple, la France, notre pays, c'est la république des visages découverts, des visages dévoilés et je crois extrêmement utile de rappeler en ce moment ce principe. Alors après sur la question de la loi, je me suis longtemps posé la question. J'étais favorable dans un premier temps plutôt à une résolution. Nous pratiquons beaucoup les résolutions au Parlement européen, mais en France tant qu'il n'y a pas de loi, on considère au fond que l'effet de symbole n'est pas là.


Q : Là, il y aura les deux.

Marielle de Sarnez : Donc là, on va d’abord voter une résolution, d’ailleurs moi je souhaite qu’elle soit votée, j’espère à l’unanimité, parce que je trouve que le rappel de ce principe-là, ça mérite l’unanimité, et puis ensuite et bien écoutez si la loi, effectivement, s’avère nécessaire, je suis favorable à un texte législatif. Alors, j’y met quelques conditions, si vous voulez bien, je pense qu’il faut vraiment que ce débat se conduise dans le calme, la sérénité et avec un esprit de responsabilité. C’est pour ça, par exemple, que je suis contre l’urgence et je trouve que le Président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat ont tout à fait raison dans leur démarche, ça ne se justifie absolument pas.

Q : Alors l’urgence, c’était cette procédure qui permettait une seule lecture dans chaque assemblée…

MS : Qui permet en fait qu’il n’y ait pas de débat parlementaire, d’aller très vite, parce qu’on dit qu’il y a urgence.

Q : Il y a un débat dans chaque assemblée quand même…

MS : Il y a moins de débats parlementaires, il n’y a pas d’allers et retours, on ne va pas au bout de la question, moi je considère qu’il n’y a pas urgence sur cette question, j’ai la même position là-dessus que Bernard Accoyer et Gérard Larcher, je considère qu’ils ont eu raison de venir le dire au Premier ministre, d’abord les Français voient bien qu’ils ont d’autres problèmes de vie quotidienne aujourd’hui, problèmes de chômage, problèmes d’emploi, les problèmes de crise économique, de pouvoir d’achat, donc il n’y a pas urgence. Et puis la deuxième chose que j’ai envie de dire, je disais calme, sérénité, responsabilité, je pense que c’est très important de prendre son temps, que le débat ait vraiment lieu, et que le gouvernement soit ouvert à son Parlement, à son Assemblée Nationale et au Sénat. Et qu’il soit à l’écoute des parlementaires et qu’il respecte leurs opinions sur cette question, parce que moi je crois que sur une question comme celle-là, il faut rechercher une majorité la plus large possible.

Q : Et sur la résolution elle-même, donc qui sera votée le 11 mai à l’Assemblée, vous dites qu’il faut le consensus le plus large possible…

MS : C’est un souhait.

Q : C’est pas bien parti dans le sens où une partie de la gauche, qui dit déjà qu’elle ne votera pas, et même le PS aujourd’hui se dit prêt à la voter mais sous conditions.

MS : Ecoutez, sous conditions, je ne sais pas, après tout, nous sommes dans un débat parlementaire, on peut très bien imaginer que le gouvernement ait pas forcément raison à 100 pour cent dans sa façon d’écrire le texte, après tout, s’il y a un Parlement, s’il y a une Assemblée Nationale et s’il y a un Sénat, c’est pour qu’il soit utile dans les débats et donc vouloir corriger un texte, c’est la vie démocratique, c’est le débat démocratique parlementaire, c’est le moindre des droits, surtout qu’on a longuement parlé de la revalorisation du Parlement. Cela me semble absolument normal. Mais c’est vrai que je souhaite, je trouve que pour un signal comme celui-là, pour qu’il soit fort, il faut qu’il soit le plus consensuel possible. Et donc c’est vrai que un vote à l’unanimité sur la résolution serait une bonne chose, et après il faut créer les conditions, il faut que le gouvernement crée les conditions pour que le débat ait lieu de la façon la plus approfondie, la plus responsable, pour qu’il y ait un consensus le plus large possible sur ce texte législatif.

Q : Et François Fillon a d’ailleurs commencé à procéder à des consultations…

MS : C’est une bonne chose.

Q : Et vous faites confiance à François Fillon pour rechercher et obtenir les conditions de ce consensus ?

MS : Ecoutez, j’espère qu’il est dans cet état d’esprit-là, c’est mon sentiment, je sais qu’il reçoit un certain nombre de responsables politiques et il recevra François Bayrou vendredi, je trouve que c’est bien, c’est une bonne chose.

Q : Alors il y a un débat qui téléscope un peu celui sur la burqa, c’est celui sur Liès Hebbadj, le mari de cette conductrice.

MS : Est-ce que je peux dire un mot ? Vous avez dit un débat sur la burqa. Cela c’est quelque chose que je trouve dérangeant. Moi je suis pour un texte législatif. Le texte législatif, c’est pas une loi sur la burqa. C’est un texte législatif sur le voile intégral.

Q : Une loi interdisant le port de la burqa sur le territoire national.

MS : Pas du tout, interdisant d’avoir le visage voilé. Et d’ailleurs le plus souvent, c’est la niqab et pas la burqa, donc je dis ça parce que je trouve que c’est bien d’employer les bons termes quand on essaye de cerner les problèmes. Et il y a une chose que je voudrais ajouter, j’ai dit qu’il fallait que tout ça se fasse avec un esprit de responsabilité, je crois aussi qu’il faut, dans le même temps, adresser un signal à la communauté musulmane de France et à l’Islam de France. Pour dire que, comme toutes les religions, ils méritent respect et considération.

Q : C’est ce que tout le monde dit aujourd’hui d’ailleurs.

MS : Oui écoutez, je trouve que c’est bien de le redire, et c’est bien de le rappeler.

Q : Alors, on rappelle les faits. Sur l’affaire donc de Liès Hebbadj, Luc Chatel qui est le porte-parole du gouvernement a fait ce matin le lien entre les deux questions et a précisé la position du gouvernement sur un certain nombre d’affaires, on l’écoute.

Luc Chatel : Le port de la burqa, le port du niqab, crée un malaise dans notre pays. De la même manière que la burqa n’est pas bienvenue dans notre pays, la polygamie est interdite, et la polygamie cachée n’est pas la bienvenue.

Q : Alors est ce qu’il est légitime, comme le fait le gouvernement, de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé dans cette affaire, et si jamais il y a cas avéré de polygamie, en tout cas de duplicité, de chercher des sanctions ?

MS : Je crois que là aussi que les choses sont très simples. Je rappelais un principe très simple tout à l’heure, nous sommes une république à visage découvert, il y a un principe très simple c’est qu’il faut qu’on respecte la loi et que tout le monde respecte la loi sur le territoire français. Cela c’est un principe simple. Et donc que les pouvoirs publics fassent leur travail et que la Justice fasse son travail.

Q : Donc vous n’êtes pas choquée que l’on cherche à comprendre ?

MS : Ecoutez, après on peut s’interroger sur, quelques fois on fait de la communication, peut-être la dose de communication est un peu forte sur tout ça. Moi je suis pour que les pouvoirs publics fassent leur travail, qu’ils fassent respecter la loi sur le territoire de la République Française et que la Justice fasse son travail également.

Q : Alors on a parlé de consensus sur ces dossiers-là, il y a un autre gros dossier qui arrive aujourd’hui sur la table, c’est celui de la réforme des retraites, est ce qu’il faut aussi obtenir un consensus de toute la classe politique sur la réforme des retraites ?

MS : Ecoutez, évidemment c’est toujours souhaitable. Mais moi je serai, dans cette réforme, nous sommes du côté des réformateurs. Nous sommes du côté de ceux qui disent, si on ne fait rien, qu’est ce qui se passera, un jour à moyen ou long terme ? Et bien on ne pourra tout simplement plus payer les pensions des retraités. Et donc oui, il faut agir, et oui, il faut réformer.

Q : Comment réformer ?

MS : Alors il faut réformer avec justice. On a besoin d’une réforme sur le court terme et moyen terme. 30 milliards de déficits annuels aujourd’hui, c’est l’estimation du COR ; 100 milliards de déficits annuels, en 2050 ! Il faut évidemment une première réforme.

Q : Cela passe par un allongement de la durée de cotisation par exemple ?

MS : Probablement, il faudra agir sur tout. On a la question de l’allongement de la durée des cotisations, on a la question de l’âge légal du départ à la retraite, alors on sait que c’est compliqué parce que c’est le problème aussi des seniors. Quand les seniors arrivent à la retraite, ils sont déjà, pour trois sur quatre d’entre eux, au chômage, et cela signifie une chose très simple : il faut plus d’actifs que de retraités. Le gouvernement doit créer les conditions pour que l’on ait plus de travail. Il faudra aussi agir sur l’ensemble : sur la durée de cotisation, probablement sur le montant des cotisations. La question de l’âge légal de départ à la retraite, devra également être posée, sachant que, l’ensemble des pays européens qui nous entoure travaille plus tard. Cette question se posera aussi pour la France. Il n’y a pas de tabou sur la retraite à 60 ans, mais il faut de la justice. Le Mouvement Démocrate enverra un document très précis sur ces questions au gouvernement, après avoir consulté les syndicats pendant une dizaine de jours. Mais il y a des injustices que l’on ne peut pas laisser faire. Si vous mettez l’âge légal de départ à la retraite à 61, 62 ans, il faut considérer différemment que ceux qui ont commencé à travailler à 16 ans, 17 ans ou 18 ans. Il y aussi la question de la pénibilité dont on parle depuis plusieurs années, sur laquelle on n’a pas avancé, et il faudra avancer.

Q : Vous êtes députée au Parlement européen. On assiste actuellement à une crise financière, qui touche gravement la Grèce, qui aujourd’hui semble gagner le Portugal, et les bourses européennes se sont effondrées…

MS : Et même en France…

Q : Est-ce que vous craignez une contagion, et même une déflagration en Europe ? Qu’est-ce que l’Europe peut faire pour empêcher cela ?

MS : Oui, je crains une contagion. L’Europe n’a pas agit comme elle aurait dû le faire. Je considère que le premier jour où la note de la Grèce s’est dégradée, c’est-à-dire début décembre, les responsables de la zone euro auraient dû dire : quand il se passe un phénomène tel que celui-ci dans un pays de la zone euro, nous sommes là pour exercer une solidarité financière effective et réelle. Résultat : on a mis quatre mois pour faire un plan, qui n’a pas stoppé ni les marchés, ni les spéculateurs. Les spéculateurs doivent comprendre que s’ils commencent à jouer avec la monnaie d’un pays membre, c’est l’ensemble de la zone euro qui devra riposter. On a une absence d’Europe que je trouve absolument tragique. Je suis pour la création d’un fond monétaire européen, parce que l’on doit être capable, chez nous, d’exercer cette solidarité financière. On a fait l’euro, mais on s’est arrêté à la moitié du chemin. La réalité est que, tant que nous n’aurons pas d’Europe politique, de gouvernance économique, de coordination budgétaire, industrielle et économique nous serons dans une situation de faiblesse terrifiante. C’est le cas aujourd’hui.

Q : On n’a pas parlé de politique intérieure dans cette émission, mais il y a un internaute qui est un peu curieux et qui vous demande : « avez-vous des nouvelles de François Bayrou parce que nous, nous n’en avons pas ». C’est vrai que depuis les régionales, on ne l’a pas tellement entendu.

MS : Je suis allée avec lui voir le Ministre en charge de la réforme des retraites Éric Woerth, il y a quelques jours. François Bayrou est soucieux de l’état de la France, de la dette publique et du déficit - on a découvert le dernier chiffre : 152 milliards de déficits - de l’état de financement des retraites, de la question de la sécurité sociale, de la dépendance, du travail, celle du chômage. C’est sur l’ensemble de ces questions que nous travaillons et que François Bayrou travaille.

Q : Et même si cela n’est pas du même ordre, François Bayrou est-il soucieux de l’état du MoDem ?

MS : Le MoDem va bien. Il y a du travail à faire, il le conduira. De ce point de vue-là, franchement, les difficultés ne sont pas là.

Q : Un sondage de BVA qui paraîtra demain dans l’Express le crédite de 7 pour cent au premier tour de la présidentielle. Son objectif reste 2012 ?

MS : Pour moi, le moment de la campagne des élections présidentielles n’est pas venu. Je trouve d’ailleurs que les déclarations de candidature, jours après jours, ces dernières semaines, de l’ensemble des prétendus candidats, dans la situation très difficile dans laquelle se trouvent la France et l’Europe sont, quelque part, un peu déplacées. Je ne suis pas pour cette compétition-là aujourd’hui. Le moment venu, je pense qu’il y aura un projet porté par Nicolas Sarkozy, un projet porté par la gauche, et il y aura évidemment besoin d’un projet porté par le centre.

Q : Donc vous reviendrez pour en parler ?

MS : avec plaisir.

Q : Marielle de Sarnez, merci.

 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Marielle de Sarnez
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /2010 12:39

 

Bayrou-3.jpg François Bayrou, accompagné de Marielle de Sarnez, de Jean-Marie Vanlerenberghe et de Robert Rochefort, a été le premier responsable politique a être reçu ce jeudi matin par le Ministre du Travail. Le président du MoDem François Bayrou,a fait valoir  que la réforme des retraites était "urgente et inéluctable", mais qu'elle ne servirait à "rien" sans une politique "offensive" de l'emploi.


Le président du Mouvement Démocrate a mis en garde jeudi le gouvernement contre un risque de guerre sociale si la réforme des retraites n'était pas menée à bien, le poids financier que devront supporter les actifs devenant rapidement insupportable. "Il faudra toucher à cette question nombre d'actifs nombre de retraités", a dit François Bayrou. "Après, la question de savoir si on touche à l'âge légal ou simplement à la durée des cotisations, c'est une question que nous avons laissée ouverte." 

François Bayrou a rappelé que le Mouvement Démocrate jugeait la réforme des retraites comme indispensable, nécessaire et vitale 
« On ne peut pas accepter le risque de la guerre sociale entre les plus âgés et les plus jeunes qui se dessine si on ne fait rien » a déclaré François Bayrou 

"Si l'on ne fait rien, dans 4 ans il faudra trouver 40 mds par an pour payer les retraites, ce qui contribue à mettre en péril le système par répartition". La réforme devra aussi nécessairement permettre de dégager des ressources nouvelles, a ajouté François Bayrou, et "il n'est pas imaginable" qu'elles ne soient pas trouvées sur des revenus qui participent peu, en particulier les revenus financiers.

 

Par MoDem Savoie - Publié dans : François Bayrou
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