Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 17:33

 

Robert-Rochefort-3.jpgRobert Rochefort, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, était l'invité ce mercredi de l'émission "En toute franchise" sur France Culture.

France Culture : Bonjour Robert Rochefort. Les parlementaires européens siègent cette semaine à Strasbourg, il est question de crise économique, de gouvernance économique et du plan de sauvetage de l'euro. Justement ce plan date d'il y a 10 jours maintenant. Est-ce que l'euro est sauvé ou juste guéri ?

Robert Rochefort : Je pense qu'on a réussi à endiguer la crise aiguë, mais comme souvent lorsqu'un corps est malade, une fois que vous avez réussi à endiguer la fièvre, il faut ensuite soigner en profondeur. Et je pense que nous avons encore beaucoup de travail pour soigner en profondeur. Néanmoins, si je prends ce qui s'est passé depuis 2 jours il y a quand même quelques petites avancées. Le fait que par exemple, on cherche à réguler les fonds spéculatifs. Le fait que Madame Merkel, entre parenthèses j'aurais aimé que ça se fasse d'une façon plus plus européenne mais c'est déjà une très bonne chose, a annoncé la suspension de ce qu'on appelle les ventes à découvert ; ce qui est une façon d'endiguer la spéculation, c'est aussi une bonne mesure. Mais on a encore beaucoup de travail devant nous.


France Culture : Vous avez réellement encadré ces fonds spéculatifs ?

Robert Rochefort : Oui mais nous aurions pu aller beaucoup plus loin. Mais comme vous le savez, pour l’Angleterre en particulier et pour la City, ces fonds spéculatifs ça représente une grosse source d’activité. Les Anglais étaient très réticents et il y a un premier pas qui a été fait mais…

France Culture : 70 pour cent de ces fonds sont hébergés par la City.

Robert Rochefort : 80 pour cent et on fait sans eux. Mais si vous me demandez s’il faut aller plus loin, oui je vous dis, il faut aller plus loin. Je trouve en même temps qu’il faut interpréter cette décision en ajoutant ce qui a été fait en Allemagne hier, ce qui a d’ailleurs commencé en Grèce lorsqu’il y a eu le pic de la crise économique, c’est-à-dire la suspension d’un certain nombre de ventes spéculatives sur les marchés.

France Culture : Sur la question des déficits budgétaires des Etats membres. La proposition de Monsieur Barroso ; le contrôle des budgets nationaux, comment avez-vous réagi à cette proposition ?

Robert Rochefort : Comme la plupart des responsables européens. L’idée est je crois intéressante, il faut que nous allions vers une coordination économique et une discussion franche sur les questions budgétaires ; mais de là à dire qu’il faut un gendarme qui regarde les copies avant qu’elles paraissent devant les partis nationaux pour voir si c’est correct. C’est maladroit dans la forme et je rajoute que dire cela (de mon point de vue) : Les plans de rigueur qui sont imposés en Espagne, au Portugal, à la Grèce et la France mais heureusement avec moins d’intensité sont des plans trop sévères et qui risquent de tuer le redémarrage de la croissance dans l’œuf.
D’une certaine façon, le fait de mettre deux informations en parallèle est me semble t-il très maladroit. Je crois encore une fois que l’idée est intéressante, qu’il faut qu’on approfondisse. Je crois surtout dans un premier temps que ça conduit à l’eurosceptisme et on n'a pas besoin de ça.

France Culture : Cela ne relance pas des idées nouvelles pour la construction européenne ?

Robert Rochefort : Si le fait de dire, mais nous l’avons dit depuis des années, qu’une monnaie unique impose une coordination des politiques économiques et budgétaires mais je vais plus loin aussi. Il faut une coordination même si le terme est gênant, en particulier dans le cadre des traités, d’une harmonisation des politiques fiscales. Tout ça est juste, il faut que nous allions dans cette direction mais vous voyez bien qu’en plein moment d’une crise où tout le monde se demande si l’Europe va survivre, où on amène des gendarmes pour vérifier les copies budgétaires avant qu’elles ne passent devant les parlements nationaux je trouve que c’est très maladroit.

France Culture : Un dernier point franco-français sur les retraites. Ce matin, le débat se fait sur cette idée de justice. Est-ce que c’est le projet du gouvernement ou celui du PS qui est le plus juste ?

Robert Rochefort : Je pense que ni l’un, ni l’autre n’est assez juste. Le vrai projet juste c’est le projet qui consiste à se projeter dans l’avenir plus lointain. Ce que ne font pas ces deux propositions. Pour schématiser le gouvernement amène un peu de financement auprès des revenus les plus élevés en disant que ce sera hors bouclier fiscal. Le PS dit, il faut plus de financement et taxer encore plus le capital. Mais la véritable justice, c’est de dire aux Français dans 10 ans, dans 15 ans vous aurez un système complètement transparent dans lequel vous vous retrouverez, c’est ce que nous nous voulons au MoDem. Nous voulons un système par point, c’est-à-dire que chacun tout au long de sa vie sait à quoi il aura droit. Je vous mets au défi comme la plupart des gens qui nous écoutent de savoir ce à quoi ils ont droit. Nous au MoDem, nous voulons une refonte absolue du système.

 

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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 18:44

 

Image-MoDem.jpg Le Mouvement Démocrate s'est déclaré favorable ce jeudi sur le mode d'élection des conseillers territoriaux, prévus dans une loi actuellement en discussion au Parlement, dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon.

Voici la lettre adressée par François Bayrou au Premier ministre :

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avez demandé à notre mouvement de vous transmettre notre analyse et nos propositions sur le mode d'élection des conseillers territoriaux qui se verraient institués par l'adoption de la loi actuellement en discussion devant le Parlement.

Permettez-nous trois remarques préliminaires : 


- notre mouvement est favorable au rapprochement entre conseils régionaux et généraux par l’instauration d’un même élu qui appartiendrait ainsi aux deux assemblées. Il s’agit moins de « simplifier », ou de diminuer le nombre de nos élus locaux, que de coordonner de la manière la plus efficace possible l’action des deux collectivités locales chargées des stratégies territoriales et de la solidarité, qui se révèlent souvent redondantes ou concurrentes, en tout cas trop étrangères l’une à l’autre.

- Nous avons été extrêmement surpris, avant même d’avoir pu répondre à votre interrogation (comme la quasi-totalité des formations politiques de notre pays, à la seule exception de l’UMP et d’un parti associé), de découvrir en commission des lois un amendement du gouvernement tranchant la question dans le sens du scrutin majoritaire à deux tours dans des cantons redécoupés par ordonnance ! Comment, dans un tel scénario législatif, parler de « concertation » ?

- Les sénateurs de notre mouvement, ainsi que leurs collègues du groupe Union Centriste du Sénat, s’étaient laissé convaincre de voter le texte en première lecture en raison de la prise en compte d’un amendement, accepté par le gouvernement, prévoyant que le mode d’élection de ces nouveaux élus locaux permettrait de représenter « les territoires par un scrutin majoritaire » et « le pluralisme et la parité par un complément proportionnel. » Comme vous l’imaginez sans peine, nous sommes profondément choqués par le reniement de cet engagement et déterminés à défendre, contre le gouvernement, les principes sur lesquels un accord avait été trouvé permettant de réunir une majorité en première lecture.

Notre réflexion sur le mode de scrutin n’a pas changé et ses principes sont simples. Nous estimons qu’une loi électorale équitable doit permettre d’assurer plusieurs légitimités :

- une collectivité locale doit assurer équitablement la représentation des électeurs des différents territoires qui la composent. La représentation directe qui permet aux électeurs de choisir leur élu sur sa personnalité est une tradition française qui garantit que le tissu des élus « couvrira » de manière exhaustive et identifiée la mosaïque de ces territoires et des aspirations de ceux qui y vivent. Le mode d’élection qui permet cette représentation est le scrutin uninominal de circonscription ou de cantons équitablement composés sous le contrôle de la loi et de commissions arbitrales pluralistes.

- Deux autres légitimités doivent être prises en compte : celle de la représentation équitable du pluralisme des sensibilités, et celle de la juste parité entre femmes et hommes dans les Assemblées. En effet, le scrutin majoritaire peut conduire au monopole de la représentation au profit d’une ou deux familles politiques, et à la domination voire à l’exclusion d’un sexe de la représentation politique. Pour garantir le pluralisme et la parité, le mode d’élection est la représentation proportionnelle.

- Enfin l’égalité du citoyen devant le suffrage ne peut être satisfaite que par une juste représentation des minorités et des découpages qui n’admettront pas de graves disparités entre circonscriptions. Si ces disparités existaient, elles devraient nécessairement être effacées ou amoindries par des mécanismes de correction. Là encore une représentation proportionnelle est la seule réponse.

Est-il besoin de souligner que parité, pluralisme, égalité des électeurs devant le suffrage forment trois obligations constitutionnelles qui se trouveraient inévitablement mises en cause par le retour en arrière décidé par le gouvernement ? Une telle atteinte aux principes constitutionnels se trouverait d’autant plus sanctionnée par le Conseil Constitutionnel qu’il s’agirait, pour la première fois depuis des décennies, d’un recul par rapport à la situation établie (actuellement un tiers environ des élus concernés sont élus au scrutin de liste proportionnel, répondant donc aux impératifs de parité et de pluralisme) !

Notre proposition est donc celle-ci :

- les conseillers territoriaux devraient être élus pour partie (les deux tiers environ) au scrutin uninominal majoritaire de circonscription à deux tours, assorti de règles d’encouragement à la mixité de la présentation de candidatures pour améliorer la parité.

- Le tiers des sièges restant serait attribué au scrutin proportionnel sur base des suffrages obtenus par les formations politiques au premier tour. Les sièges seraient attribués aux formations ayant dépassé le seuil de 5 pour cent des suffrages exprimés, après prise en compte des sièges obtenus à l’issue du deuxième tour dans les circonscriptions territoriales.


Ce mode de scrutin qui obéit aux mêmes principes que le scrutin en vigueur en Allemagne permet de satisfaire à la fois tous les critères d’une représentation équitable, territoriale, paritaire et pluraliste.

Il faut ajouter, de surcroît, que s’agissant d’élire une assemblée unique, là où deux assemblées existaient préalablement avec deux règles de représentation différente, l’équité de la représentation ne peut être sacrifiée sauf à manquer gravement, et pour six ans, aux lois d’équilibre sans lesquelles la démocratie menace de n’être plus que la dictature de la majorité sur des minorités écartées de la représentation.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de mes sentiments distingués.


François Bayrou

 

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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 20:57

 

Bayrou-8.jpg François Bayrou a dénoncé ce mercredi le fait que le gouvernement ait "renié ses engagements" sur le mode de scrutin pour les futurs conseillers territoriaux. Il a aussi jugé "anticonstitutionnel" le choix du scrutin majoritaire à deux tours.

"Le gouvernement renie les engagements qui ont été les siens, notamment devant le Sénat. Ca montre bien ce que valent les engagements pris, que l'on peut ensuite mettre à la poubelle...", a-t-il ainsi affirmé, ajoutant que le mode de scrutin arrêté par le gouvernement remet en cause notamment les principes de "respect de la parité" (inscrite par la Constitution) et de "respect du pluralisme". 


Le futur conseiller territorial sera élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, selon un amendement du gouvernement introduit au projet de loi de réforme des collectivités territoriales et adopté mercredi en commission des Lois de l'Assemblée nationale.

Le texte initial du gouvernement prévoyait un scrutin mixte, avec 80 pour cent des conseillers territoriaux élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour et les 20 pour cent restants à la proportionnelle.

"Il s'agit d'un recul. C'est la première fois en France qu'on recule sur la parité et sur le pluralisme" et "ce sera pire encore si, comme on nous l'annonce, un amendement (de la majorité) vient supprimer la possibilité de triangulaires", a conclu François Bayrou.

 

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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 20:57

 

 

Nous avons l’illustration que le temps politique n’est pas assez rapide”, selon Robert Rochefort, économiste de formation et ancien patron du CREDOC, l’organisme qui analyse les conditions de vie des Français. "Il faut absolument qu’à l’avenir nous ralentissions le temps de la spéculation et des marchés financiers, et qu’à l’inverse on s’organise pour que le temps politique soit beaucoup plus rapide 

"L’urgence est non seulement pour les Grecs mais aussi pour l’ensemble des peuples de l’Union", résume le député européen, vice-président du MoDem. Plus on aura avancé dans la solution du cas grec, moins on aura de contagion", poursuit-il. Tout cela signifie aussi que l’on est aujourd’hui dans une "crise de la décision en Europe. Où l’on se demande si l’on est capable d’avoir des forces centripèdes plus importantes que les forces centrifuges", .

Cela montre aussi, selon Robert Rochefort, que "certains pays ont des politiques économiques qui divergent, alors que la philosophie de l’euro - monnaie unique - impose convergence des politiques économiques : c’est un besoin de plus d’Europe".

Enfin dénonçant le rôle "pervers" des agences de notation - qui, en dégradant la note des pays, favorisent la spéculation - Robert Rochefort souligne que la France est, elle aussi, trop endettée. "La vraie question est le déficit budgétaire, de l’accumullation de la dette". Et "l’on ne peut pas vivre indéfiniment avec trop de dettes", souligne Robert Rochefort. 

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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /2010 17:46

beaufortain_barrage-roselen.jpgAlors que le Grenelle 2 fait la une de l'actualité, Jean-Louis Borloo vient d'arrêter le périmètre précis de renouvellement des concessions hydroélectriques. En Savoie, l'appel à candidature concernera les barrages de la Chaine du Beaufortain et la station de pompage de Bissorte.

Il est prévu que l'attribution des concessions se fera dans le respect le plus absolu des exigences de sûreté puisque seuls les candidats ayant démontré leurs capacités techniques et financières à exploiter un ouvrage hydroélectrique en toute sécurité seront admis à concourir. Les offres seront retenus selon un triple critère : énergétique, environnemental et financier.

L'énergie hydroélectrique est une source d'énergie renouvelable qui permet le stockage et la modulation de la production électrique. De plus, elle ne produit pas de gaz à effet de serre, ni d'autres gaz polluants. Elle constitue la seconde source de production d'électricité en France derrière le nucléaire. Elle représente 12 % de la production totale d'électricité.

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Au 31/03/2010,

le déficit budgétaire est de 28,9 milliards €

la dette financière est de 1201,45 milliards €

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