France

Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 15:20
Le président du MoDem, François Bayrou, a affirmé dimanche que la nomination annoncée du secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, à la tête de la banque issue de la fusion entre la Caisse d'Epargne et les Banques Populaires était illégale.

"Tous les textes, à la fois de déontologie et du code pénal, indiquent qu'il est interdit à une personne ayant exercé l'autorité publique sur une entreprise privée, qu'elle soit fonctionnaire ou agent temporaire, d'exercer quelque fonction que ce soit dans cette entreprise avant un délai de trois ans révolus", a-t-il déclaré à l'AFP.

"M. Pérol a joué un rôle actif dans le dossier (...) jusqu'à convoquer jeudi dernier les dirigeants des deux entités dans son bureau" à l'Elysée, a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques. "Il est donc impossible, interdit et illégal", selon lui, "que cette nomination soit confirmée". "Au demeurant, cela signifie que Nicolas Sarkozy et ses proches reprennent au plus haut degré les pires habitudes de mélange entre l'Etat, le pouvoir et ses clans et le monde économique. Cela ne peut être accepté", a poursuivi M. Bayrou.
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 09:09
Pour François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem), ce qui est surprenant et même choquant, c'est que cette intervention, après presque cinq semaines de crise, n'est diffusée que sur RFO. On a séparé les compatriotes d'outre-mer et les compatriotes de l'hexagone.

Il ne croit pas que cette crise se limite au montage qui a été trouvé pour les 200 euros et ne croit pas non plus qu'on pourra se limiter à une question de statut. Il y a deux questions profondes qui touchent à la reconnaissance de la situation particulière et lourde des Antilles:
- l'organisation économique et sociale autour des monopoles et des prix,
- et la reconnaissance et le traitement ouvert de l'identité et de la mémoire, notamment de l'esclavage.
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 09:03

Le Mouvement Démocrate (MoDem) a appelé jeudi à l'annulation des projets de décrets actuels dans le cadre de la réforme de l'enseignement supérieur, et fait ses contre-propositions pour "une sortie de crise vers le haut.

Selon le MoDem, la méthode utilisée par la présidence de la République a cristallisé l'ensemble des oppositions. Elle est exactement à l'opposé des conditions nécessaires à une réforme pourtant réclamée par de nombreux responsables universitaires.

L'autonomie accrue des universités ne doit pas être synonyme de privatisation ou de formation de fiefs régionaux selon le MoDem qui préconise le maintien de l'échelon national pour l'évaluation mais aussi pour certaines décisions stratégiques.

Plutôt que quelque mille suppressions de postes prévues pour l'Université en 2009, le MoDem propose un renforcement de l'encadrement, insuffisant dans de nombreuses disciplines, notamment comparé aux grandes écoles.

Le MoDem propose un projet de contre-décret, sur l'évaluation des enseignants-chercheurs, suggérant que le président ne puisse promouvoir, sauf exceptions, que des enseignants-chercheurs évalués positivement par le Conseil National des Universités.

Il propose de réhabiliter la fonction d'enseignement du personnel universitaire par la création d'une prime pédagogique attribuée aux enseignants qui le méritent, équivalente à celle existant pour les bons chercheurs.

Il ne s'agit donc plus, selon le MoDem, de pénaliser les mauvais chercheurs, mais de valoriser les bons enseignants.

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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 09:01

Quand on parle de bénéficiaires, de quelle catégorie s’agit-il et quelles sont les orientations sous-tendues par les choix effectués ?
Par bénéficiaire, on peut  entendre telle ou telle catégorie sociale. La justice sociale et la gravité la crise en terme de chômage peut en effet conduire à utiliser le plan de relance pour améliorer le pouvoir d'achat de ceux qui sont les plus défavorisés.


Par bénéficiaire , on peut  entendre certains secteurs d’activité  économiques plutôt que d'autres. Certains secteurs économiques sont des secteurs d'avenir essentiels pour mettre en place une nouvelle économie. D'autres sont en très grande perte de vitesse mais occupent beaucoup d'emplois comme l'industrie automobile . D'autres enfin sont des champions nationaux qui y sont gênés dans leur compétition mondiale. Tous les secteurs ne peuvent être traités à égalité et le choix entre eux conditionne la sortie de crise.


Par bénéficiaires, on peut  entendre, les grandes entreprises plutôt que les petites et moyennes entreprises au motif qu'elles sont des champions français et que chacune d'entre elles pèse lourd en termes d’emploi et de chiffre d'affaires.

Ces questions peuvent et doivent  être posées car elles permettent    de définir la finalité du plan de relance et de décrypter, au-delà des effets d'annonce, la réalité des choix gouvernementaux.

Si l'on s'intéresse aux différentes catégories de Français, le sujet peut conduire à la question de la relance par l'investissement ou par la consommation. La relance par la consommation est en effet destinée à aider ceux qui en ont le plus besoin. C'est une nécessité et  tout plan de relance comporte nécessairement une part d’investissement et une part de consommation. Du reste, le Président de République, après avoir dans une première phase de refuser toute relance par la consommation, a admis, dans son allocution de jeudi dernier, que le deuxième plan de relance-qui va évidemment venir-comprendrait bien des mesures ciblées vers les  revenus modestes. Il faut aller plus loin. Mais, la solidarité nationale et une équité minimale doivent être  une des composantes des bases du plan de relance. D’où la nécessité de mesures de plafonnement de rémunération pour les banques  aidées à l’instar de la décision prise par le président Obama comme celle d'investissement dans  le service public, par exemple,  dans le domaine de la santé, service public qui permet à chacun, en particulier en période de difficultés d'être pris en charge.

La seconde catégorie de bénéficiaires pose la question de l'utilisation du plan de relance pour préparer le futur ou essayer de faire le gros dos en préservant ce qui veut l'être. Or, il semble que malgré la faiblesse du plan de relance en matière d'investissements nouveaux ( de moins de 5 milliards d'euros) notre endettement atteigne des abîmes et ne prépare pas le futur.

Le futur, c’est la société  post pétrolière. C’est à cet objectif qu’aurait dû s'attacher le plan de relance, en visant l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la recherche-développement dans ces secteurs et ceux de l'économie de la communication en rapport . Il n'en est rien puisque les nouveaux investissements concernent essentiellement  les routes et le saupoudrage de crédits répond à l'utilisation des projets déjà prêts quels qu'ils soient et non à une vision globale. Quand aux milliards de crédits promis à l’industrie automobile, la seule condition parait être une non- délocalisation (ce qui, soit dit en passant, rend très délicate notre critique du protectionnisme américain) et en aucune manière l'utilisation des crédits à la seule fin de produire  très rapidement une voiture propre.

La troisième catégorie concerne la répartition des projets entre grandes entreprises et PME. Dans la mesure où l'essentiel de l'emploi en France est concentré dans les petites et moyennes entreprises et où les secteurs innovants se trouvent précisément dans les start up on aurait pu penser, que pour une fois, celle-ci seraient favorisées. Nenni.

Comme à l'accoutumée, ce sont les grandes entreprises qui se taillent la part du lion, en particulier public le BTP pour les grosses infrastructures, alors même que la rénovation thermique des bâtiments est infiniment plus productive en terme d’emplois et d'avantages de toute nature pour nos concitoyens.


Ainsi,  notre plan de relance est d'une extrême modestie par rapport au plan américain qui représente près de 800 milliards de dollars , soit plus de 5 % du PIB américain ou à rapport au plan de relance allemand  50mds d’euros plus 100 mds de garantie aux entreprisses en mal de financement qui viennent s’ ajouter aux 31 milliards déjà déboursés en octobre. Mais de surcroît, la réalité dans l'utilisation des fonds démontre que n’ont été privilégiés ni l’équité, ni l'emploi ni, surtout, l'avenir.

Par Corinne Lepage - Publié dans : France
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 12:11

François Bayrou, invité d'Alba Ventura sur RTL mercredi 18 février, est revenu sur le conflit social qui touche la Guadeloupe et l'embrasement qui en découle depuis deux jours : " Beaucoup de gens en souffrent et, si j'ose dire, trinquent. Parce qu'on a géré cette crise depuis le début, avec un pas en avant, un pas en arrière et évidemment aujourd'hui on se trouve devant un débordement incontrôlé et incontrôlable pour l'instant qui est extrêmement inquiétant".



François Bayrou a estimé que Nicolas Sarkozy allait "encore une fois multiplier les promesses" mercredi lors du "sommet social", rappelant sa propre proposition d'un "livret épargne crise" de 1.000 euros pour les plus modestes. 

"On va une fois encore multiplier les promesses dont, je le crains, les Français ne verront pas l'effet", a affirmé sur RTL le président du Mouvement Démocrate (MoDem), souhaitant "un geste en direction des familles".

Interrogé sur les pistes avancées par Nicolas Sarkozy, telles que la suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu, M. Bayrou a indiqué qu'"il y a plus de la moitié des familles, la majorité des familles en France, qui ne relèvent pas de l'impôt sur le revenu". "C'est donc la partie au fond la moins défavorisée de la société qui va être touchée par cette annonce" si elle est faite, a-t-il jugé.

Il a rappelé avoir proposé "un livret épargne crise d'un montant de 1.000 euros" pour "les 5 millions de familles qui en ont le plus besoin" (petites retraites, étudiants). Afin de la financer, il a suggéré de "mettre entre parenthèses, ou mettre un terme, au bouclier fiscal", adopté dans le cadre de la loi "Travail, emploi, pouvoir d'achat" (TEPA) de l'été 2007.

"On ne peut pas traverser cette crise en laissant une mesure aussi mal inspirée que le bouclier fiscal, qui coûte 15 milliards d'euros par an", dont "au moins 5 à 6 milliards au profit des plus favorisés des Français", a-t-il jugé.

Le député des Pyrénées-Atlantiques a également rappelé sa proposition d'un "emprunt européen de l'ordre de 3% du PIB, en direction en particulier des PME".


Par MoDem Savoie - Publié dans : France
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