32 communes de
Savoie ont été classées en zone de revitalisation rurale (ZRR) :
Territoire d’Aix les Bains - Bauges : Aillon-le-Jeune, Aillon-le-Vieux, Arith , Bellecombe-en-Bauges, Doucy-en-Bauges, Ecole, Jarsy, La Compôte, La Motte-en-Bauges, Le Châtelard, Le Noyer, Lescheraines, Sainte-Reine, Saint-François-de-Sales.
Territoire de Maurienne : Avrieux, Bessans, Bonneval-sur-Arc, Bramans, Lanslebourg-Mont-Cenis, Lanslevillard, Saint-Alban-des-Villards, Saint-Colomban-des-Villards, Sollières-Sardières, Termignon, Villarodin-Bourget.
Territoire de Tarentaise : Beaufort, Hauteluce, Queige, Villard-sur-Doron.
Territoire de l’Avant Pays Savoyard : Corbel, Entremont-le-Vieux, Saint-Pierre-d'Entremont.
Les zones de revitalisation rurale (ZRR), créées par la Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995, regroupent des territoires ruraux qui rencontrent des difficultés particulières démographiques (faible densité) ou Socio-économiques (avoir connu une perte de population ou de population active ; avoir un taux de population active agricole supérieur au double de la moyenne nationale). Afin d’inciter à l’intercommunalité, ces communes doivent appartenir à un EPCI à fiscalité propre.
En matière de fiscalité, des exonérations d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés existent de façon totale ou
partielle sur une durée pouvant aller jusqu’à 14 années. Des exonérations de taxe professionnelle peuvent également, sous conditions, être accordées. Enfin en cas d’investissement dans de
l’immobilier d’entreprise, un régime d’amortissement anticipé est possible.
Des aides existent pour reprendre les derniers commerces ou la dernière entreprise artisanale d’une commune rurale de moins de 2000 habitants. Cette aide est également accordée en cas de création d’une activité commerciale.
Les professionnels exerçant une activité non commerciale (MEDECINS et PROFESSIONNELS de SANTE, PROFESSIONS LIBERALES, TITULAIRES DE CHARGE ET D’OFFICE) bénéficient d’une exonération d’impôt sur les bénéfices et de taxe professionnelle, lors de la création de leur entreprise. Il en va de même pour les professionnels de santé en cas de regroupement d’activités en ZRR.
En matière de logement, les personnes physiques qui ont acquis ou amélioré un logement à l’aide d’une subvention de l’ANAH en vue de sa location peuvent être exonérées de taxe foncière ; les revenus fonciers tirés d’un logement construit ou acquis neuf, ou bien encore réhabilité ou transformé, font l’objet d’une déduction forfaitaire de 40 %.
Dans le secteur du tourisme, en cas de mise en location d’un logement situé dans une résidence de tourisme ou bien d’un meublé de tourisme, une réduction d’impôt sur le revenu est accordée. Les travaux de réhabilitation, de reconstruction, d’agrandissement ou d’amélioration de logements anciens sont désormais pris en compte.
Pour les employeurs associatifs, dès lors que l’activité présente un caractère d’intérêt général, des exonérations de cotisations sociales sur les salaires sont accordées jusqu’à 1,5 fois le SMIC.
Un seul rapport parlementaire pour évaluer la politique des ZRR date de 2004 et fait le point sur la période 1995-2003. Le bilan est modeste : Le coût des ZRR s’élève à 220 millions d’euros, chiffre brut, qu’il convient de relativiser :
- De nombreuses exonérations accordées au titre des ZRR, l’auraient été de toute façon dans le cadre d’autres dispositifs.
- Depuis l’instauration des ZRR en 1995, la politique continue de baisse des charges et les diverses exonérations accordées systématiquement aux entreprises, quelque soit leur activité et leur lieu d’implantation (pas seulement pour les créations), a rendu ce dispositif beaucoup moins attractif. C’est pour cette raison que la loi du 23 février 2005 a aussi élargi le champ des diverses exonérations et allégements de taxes.
Les ZRR sont généralement présentées comme un produit de défiscalisation pour les investissements immobiliers à caractère touristique dont la revitalisation rurale a perdu toute finalité.
Dès 2010, le législateur a prévu de dresser un bilan de la revitalisation de ces zones rurales : le MoDem Savoie sera attentif et vigilant face au constat qui sera tiré. Pour nous, rétablir les services de santé, conserver un tissu d’exploitations agricoles, maintenir les services publics de proximité, assurer l’accès égal à internet : c'est contribuer à la qualité de la vie en France et garantir l’égalité des chances entre habitants des zones rurales et urbaines.
