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Marielle de Sarnez, présidente de la délégation du Mouvement Démocrate au Parlement européen, exprime le refus des
élus du Mouvement Démocrate de soutenir les nouveaux commissaires européens :
Le doute s'est instillé dès décembre lors de la Conférence sur le changement climatique à Copenhague où l'Europe s'est montrée incapable de parler d'une seule voix, celle de la Commission et de son Président, alors même que l'Union européenne avait une position commune parfaitement définie, validée depuis de longs mois par le Conseil et le Parlement. Ce doute s'est confirmé en janvier quand la Haute Représentante et vice-Présidente de la Commission, Catherine Ashton, refusant d'endosser des habits manifestement trop grands pour elle, non seulement ne s'est pas rendue à Haïti pour témoigner de la solidarité européenne à ce peuple martyr mais n'a pas non plus assisté à la Conférence des donateurs à Montréal où à l'évidence sa présence était requise pour coordonner l'aide de l'UE et de ses Etats membres. Enfin le doute n'est plus permis en ce mois de février au moment où un membre de la zone euro, la Grèce, est attaqué par des spéculateurs, sans que la Commission ne soit capable de présenter le moindre plan de sauvetage crédible.
Pour toutes ces raisons, les élus du Mouvement Démocrate au Parlement Européén n'accorderont pas leur confiance à la commission Barroso II.
Le président du Mouvement démocrate,
François Bayrou, a minimisé jeudi soir le faible score (4%) prédit aux élections régionales pour son camp par un sondage, affirmant qu'il refusait d'entrer dans "ce genre de bagarre".
"Ce genre de bagarre, de guerre des sondages, moi je n'y participe pas", a-t-il déclaré au journal de France 3. "J'ai déjà vécu cette expérience-là à peu près à chacune des élections où nous avons été présents", a-t-il ajouté." Selon une enquête baromètre TNS Sofres Logica publiée jeudi, le MoDem recueillerait 4% aux régionales de mars, soit la moitié environ du score du parti centriste aux élections européennes de juin 2009 (8,6%) et très loin de celui de François Bayrou à la présidentielle de 2007 (18,6%).
Pour les élections régionales, "nous mènerons cette campagne en parlant de ce qu'on pourrait faire dans les régions", a dit François Bayrou qui propose notamment que la région s'occupe de l'orientation et des stages des jeunes.
Pour le député européen MoDem Jean-Luc Bennahmias, on ne saurait se fier à une seule enquête alors que "la campagne
n'a même pas commencé".
"Nos concitoyens, les régionales, ils ne savent mêmes pas qu'elles existent. Ils ont d'autres soucis, sociaux, financiers, d'avenir, etc", a-t-il dit à Reuters.
"J'espère que les différents partis politiques, dont le Mouvement démocrate, arriveront à les convaincre qu'elle aura commencé début mars... et je n'en suis pas certain", a-t-il ajouté. Pour cet ex-Vert ayant rejoint François Bayrou au moment de la présidentielle, "tout va se jouer dans les trois derniers jours".
Pour Jean-Luc Bennahmias, la balle est dans le camp des 22 candidats du MoDem, qui doivent faire la différence d'ici le premier tour, le 14 mars.
"A nous de prouver que les alternances politiques qu'on veut mettre en place ne sont pas identiques à celles qui existaient avant", estime l'élu, selon qui le MoDem est prêt à toutes sortes d'alliances républicaines.
"De la droite républicaine jusqu'à la gauche communiste, celle qui veut gouverner, en passant par les grandes formations démocratiques et écologiques: nous, on n'a pas de tabou", dit-il.
Pour François Bayrou le Mouvement
Démocrate est "par tradition le parti le plus régionaliste" du pays.
"Nous sommes par tradition le parti le plus régionaliste de la vie politique française. Être régionaliste, c'est important. Je crois à la région", a-t-il ainsi affirmé, ajoutant : "Je suis le seul à demander de nouveaux pouvoirs à la région. Car nous croyons que les régions peuvent prendre des responsabilités qu'elles n'ont pas prises jusqu'à maintenant, pour aider à la vie des gens".
Pour François Bayrou, le Mouvement Démocrate se pose comme "une troisième voie plus indépendante, plus équilibrée, plus régionaliste" face aux deux autres voies politiques, l'UMP qui dit "votez pour nous, vous soutiendrez la politique de Nicolas Sarkozy", et le PS qui "veut une France toute en rose".