Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 17:53

631--Guy-Verhofstadt-2.jpg Guy Verhofstadt est président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement européen, ancien premier ministre belge : 

"Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration, par l'intensité et la portée universelle des débats intellectuels dont elle a le secret. Elle est source d'accablement pour ses amis qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale. L'opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l'impression désastreuse que la France a peur d'elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française. 

 

Le séminaire, qui s'est déroulé en catimini le 9 février, témoigne du piège dans lequel s'est enferré le gouvernement. D'abord son opportunité lui échappe : censé contrer le Front national, le débat sur l'identité nationale a au contraire remis les thématiques d'extrême droite au premier plan. Ensuite, sa conduite a fait défaut : faute de consensus politique au sein même de la majorité présidentielle, ces discussions de sous-préfecture et le site dédié sont devenus un défouloir au remugle vichyste. Enfin, quelles sont les finalités de cette affaire ? Apprendre La Marseillaise à l'école ? L'absurde le dispute au grotesque.

Non pas qu'il faille avoir honte de son chant patriotique. Mais plutôt que de se lamenter sur le fait que les jeunes connaissent mieux les paroles d'un chanteur à la mode plutôt que celles de l'hymne national, les Français devraient plutôt être fiers de savoir que La Marseillaise est connue.

Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde. Tous les pays ont des problèmes d'immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c'est moins l'islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.

Pour un voyou d'origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d'une burqa, combien de jeunes issus de l'immigration parviennent à s'insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L'immense majorité. Ce serait une insulte à l'avenir national si ce débat sur l'identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d'une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice.

Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper, dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va.

Au moment où l'on célèbre le 50 e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XX e siècle. Mais de la France qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience."

Par MoDem Savoie - Publié dans : Europe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 16:38
François Bayrou était l'invité ce jeudi 11 février de Jean-Michel Apathie sur RTL. Il est intervenu notamment sur la situation de la dette en France comparée à celle de la Grèce, et sur les élections régionales.


Par MoDem Savoie - Publié dans : François Bayrou
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 08:32
Jean-Luc-Bennahmias.jpg Les investitures recèlent toujours du solennel quelque soit l'endroit, c'est ce qui s'est produit cet après-midi au Parlement européen.

Et la première chose que je tenais à dire c'est que notre vote traduit notre volonté de prôner en Europe plus d'ambition!

A cet effet, et comme ma collègue au Parlement européen, Marielle de Sarnez, le précise: "Pas plus que son Président, la nouvelle Commission ne mérite la confiance du Mouvement Démocrate".

Les élus du Mouvement Démocrate au sein du Parlement européen n'avaient pas voté en septembre pour José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne, son bilan ne plaidant vraiment pas pour sa reconduction.

Ils ne voteront pas plus aujourd'hui pour le collège des commissaires, l'absence d'ambition manifestée par nombre de ses membres pendant leurs auditions ne laissant guère espérer la Commission forte dont l'Union européenne a vitalement besoin. De plus, des faits récents ont tristement mis en lumière sur l'incapacité de cette équipe à prendre la mesure des événements.

 

Le doute s'est instillé dès décembre lors de la Conférence sur le changement climatique à Copenhague où l'Europe s'est montrée incapable de parler d'une seule voix, celle de la Commission et de son Président, alors même que l'Union européenne avait une position commune parfaitement définie, validée depuis de longs mois par le Conseil et le Parlement. Ce doute s'est confirmé en janvier quand la Haute Représentante et vice-présidente de la Commission, Catherine Ashton, refusant d'endosser des habits manifestement trop grands pour elle, non seulement ne s'est pas rendue à Haïti pour témoigner de la solidarité européenne à ce peuple martyr mais n'a pas non plus assisté à la Conférence des donateurs à Montréal où à l'évidence sa présence était requise pour coordonner l'aide de l'UE et de ses Etats membres. Enfin le doute n'est plus permis en ce mois de février au moment où un membre de la zone euro, la Grèce, est attaqué par des spéculateurs, sans que la Commission ne soit capable de présenter le moindre plan de sauvetage crédible.

Pour toutes ces raisons, les élus du Mouvement Démocrate au Parlement Européen n'ont pas accordé leur confiance à la commission Barroso II.
L'assentiment positif néanmoins donné par une grande majorité du Parlement européen à la Commission européenne démontre toute l'ampleur des efforts qu'il reste à faire pour enfin faire bouger les lignes et les majorités.
La dernière polémique en date assurant de sources très proches de M.Barroso lui-même, le désir de ce dernier de passer en force ET dans les plus brefs délais sur la question des OGM, me confirme (si il en était besoin!), de la justesse de ce vote.

 

L'Europe, si elle veut être ambitieuse sur ce sujet, se doit de garantir l'indépendance de l'agence européenne de sécurité des aliments (AESA). Les ONG et un grand nombre de responsables politiques réclament en ce sens des mesures concrètes. Monsieur Barroso, qui "veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat" dixit un responsable européen, devrait prendre conscience qu'il pourrait en aller de même pour l'ensemble de son tout nouveau mandat si il persistait dans son aveuglement et sa mauvaise foi.

Déchets Radioactifs en France

Une fois n'est pas coutume, la Commission européenne ferait mieux de suivre l'exemple de l'indépendance, en France de la Commission de la recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad). Celle-ci s'est élevée aujourd'hui sur le scandale, acté par le Ministère français de l'environnement, d'éparpiller les déchets issus du nucléaire.

Il y a maintenant plusieurs années, on nous proposait de faire des fourchettes, et des casseroles pour se débarrasser des déchets dits "peu radioactifs". Aujourd'hui, on nous propose d'en faire des gravats et de la plomberie. Bref, malgré les risques de cancers, on ne sait plus quoi inventer pour se désencombrer des matériaux gênants.

Je considère pour ma part comme une ultime mesure de bon sens que d'éviter par tous les moyens, la circulation des milliers de tonnes de déchets issus du nucléaire en France, en Europe et dans le reste du monde....seuls les déchets de haute toxicité doivent être transportés à la Hague pour y être traités.

Nos régions vont avoir, dans les années qui viennent, à fermer un certain nombre de sites. Ce décret est bien malvenu ! Il rappelle l'importance de faire les bons choix énergétiques pour l'avenir. Un enjeu fondamental des prochaines élections, me semble-t-il!

Soyons ambitieux!

   

Par MoDem Savoie - Publié dans : Jean-Luc Bennahmias
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 16:27

 

 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Régionales 2010
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 19:38

 

Marielle-de-Sarnez-copie-1.jpgMarielle de Sarnez, présidente de la délégation du Mouvement Démocrate au Parlement européen, exprime le refus des élus du Mouvement Démocrate de soutenir les nouveaux commissaires européens : 

"Les élus du Mouvement Démocrate au sein du Parlement européen n'avaient pas voté en septembre pour José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne, son bilan ne plaidant vraiment pas pour sa reconduction. 
Ils ne voteront pas plus aujourd'hui pour le collège des commissaires, l'absence d'ambition manifestée par nombre de ses membres pendant leurs auditions ne laissant guère espérer la Commission forte dont l'Union européenne a vitalement besoin. De plus, des faits récents ont tristement mis la lumière sur l'incapacité de cette équipe à prendre la mesure des événements. 

 

 

Le doute s'est instillé dès décembre lors de la Conférence sur le changement climatique à Copenhague où l'Europe s'est montrée incapable de parler d'une seule voix, celle de la Commission et de son Président, alors même que l'Union européenne avait une position commune parfaitement définie, validée depuis de longs mois par le Conseil et le Parlement. Ce doute s'est confirmé en janvier quand la Haute Représentante et vice-Présidente de la Commission, Catherine Ashton, refusant d'endosser des habits manifestement trop grands pour elle, non seulement ne s'est pas rendue à Haïti pour témoigner de la solidarité européenne à ce peuple martyr mais n'a pas non plus assisté à la Conférence des donateurs à Montréal où à l'évidence sa présence était requise pour coordonner l'aide de l'UE et de ses Etats membres. Enfin le doute n'est plus permis en ce mois de février au moment où  un membre de la zone euro, la Grèce, est attaqué par des spéculateurs, sans que la Commission ne soit capable de présenter le moindre plan de sauvetage crédible.

Pour toutes ces raisons, les élus du Mouvement Démocrate au Parlement Européén n'accorderont pas leur confiance à la commission Barroso II.

Par MoDem Savoie - Publié dans : Marielle de Sarnez
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Sur vos agendas

21 mars : 2ème tour des élections régionales

Finances publiques


Au 30/11/09,

le déficit budgétaire est de 141 362 millions €
(+ 6 738 millions € en un mois)

la dette financière est de 1 163 835 millions €
(+ 12 447 millions € en un mois)

Présentation




Jeunes Démocrates

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés