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Intervenant mercredi 21 octobre au Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, lors du débat consacré
à la préparation du Conseil européen des 29 et 30 octobre, Marielle de Sarnez, députée européenne et première vice-présidente du Mouvement Démocrate, a mis en exergue trois priorités
:
François Bayrou a réaffirmé dimanche sa volonté de former des alliances aux élections régionales de mars 2010 en vue de
préparer l'alternance à Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, mais a exclu tout "effacement" du MoDem au premier tour du scrutin.
M. Bayrou a dit avoir fait une "offre publique de dialogue sans exclusive à qui que ce soit" pour "rendre possible en France la création d'une majorité d'alternance, qui comprend des forces républicaines, de gauche, démocrates et du centre", lors du "Grand Rendez-vous" Europe-1/Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Le dialogue, a-t-il dit, fera apparaître entre les dirigeants politiques des ressemblances et "des points sur lesquels nous aurons des désaccords, et ces points-là seront tranchés par les Français au premier tour des élections. "Je suis ce que je suis, il n'y a pas de ralliement possible et envisageable. Nous ne nous alignerons pas sur le Parti socialiste", a-t-il prévenu.
Le président du MoDem a annoncé samedi lors du conseil national du parti que le MoDem présenterait des listes autonomes au premier tour des régionales, tout en envisageant des alliances au second tour. "Dans un certain nombre de régions, il est tout à fait possible d'imaginer qu'il y ait des regroupements" car "il y a des gens bien sous toutes les étiquettes, y compris à l'UMP", a-t-il expliqué dimanche.
Pour lui, il faut profiter des élections régionales pour que "les majorités d'alternance commencent à se mettre en place" et que ce scrutin constitue "un premier pas vers un rééquilibrage de la vie politique française qui débouchera sur l'alternance" en 2012.
Le président du MoDem s'est cependant défendu d'en vouloir personnellement au président Sarkozy. "Il n'y a pas en moi une trace, une once d'antipathie pour Nicolas Sarkozy, mais j'ai beaucoup d'antipathie pour ce que ce régime est en train de faire à la France", a-t-il lancé.
"Ce n'est pas une affaire personnelle. Si sur certains sujets Nicolas Sarkozy va dans le bon sens, je le soutiens", a assuré François Bayrou, critiquant cependant "la manière dont (le président) a conçu le pouvoir, son modèle de société pour la France, ses valeurs".
Le président du MoDem a ainsi jugé "inadmissible" la nomination prévue d'Henri Proglio, actuel PDG de Veolia Environnement, à la tête d'EDF, car "ça n'est pas possible qu'il y ait à la tête de la plus grande entreprise publique française quelqu'un qui ait en même temps la préoccupation d'une entreprise privée". "C'est une chose que, dans les principes, on ne doit pas accepter", a estimé M. Bayrou.
Les instances du MoDem ont acté samedi le principe de listes autonomes au premier tour pour les élections régionales de mars prochain, apprend-on auprès de la direction du parti centriste.
Le conseil national réuni à Paris a également approuvé l'idée d'alliances au deuxième tour sans plus de précision sur les partenaires éventuels du mouvement centriste.
"Il y a des gens bien, des élus responsables dans toutes les tendances", a fait valoir le président du MoDem, François Bayrou lors d'un point presse.
"Nous avons manifesté notre volonté d'ouverture mais, évidemment, cette ouverture ne peut en aucun cas être ralliement ou effacement", a-t-il prévenu.
La question des têtes de liste n'a pas été abordée samedi.
L'autonomie au premier tour, "c'est la bonne stratégie", a déclaré à Reuters la numéro deux du MoDem, Marielle de Sarnez.
"Il faut assumer son identité d'abord et opérer ensuite des rassemblements nouveaux", a ajouté la député européenne.
Même si elle a été décidée par une majorité des membres du conseil national, l'autonomie n'est pas la bonne solution aux yeux de Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, qui n'a pas pris part à la réunion de samedi.
"Je trouve qu'on loupe un peu le coche", a-t-elle expliqué à Reuters. "J'étais favorable à des listes de premier tour avec Europe Ecologie qui nous auraient peut-être permis de passer devant les socialistes dans plusieurs régions" notamment Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur, a-t-elle ajouté.
Les Verts ont repoussé mi-octobre la main tendue de François Bayrou, au niveau national. "Il aurait fallu un peu insister" auprès des dirigeants du mouvement écologiste, a estimé Corinne Lepage.
Le parti écologiste n'a cependant pas écarté un rapprochement régional avec des mouvements qui composent le MoDem, comme Cap 21 dirigé par Corinne Lepage, ou le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter.
Le secrétaire national adjoint du parti écologiste, Jean-Vincent Placé, a évoqué les régions d'Alsace, de Haute-Normandie et des Pays de la Loire.
Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a réagi lundi 19 octobre sur le projet du
gouvernement relatif à la création de nouveaux fichiers de police.- Vendredi 24 au dimanche 26 septembre : université de rentrée sur la Presqu'île de Giens